ENUGMIS 95: LES MUTANTS DE TCHERNOBYL?

les mutants de Tchernobyl: une réalité?

A vous de mener l’enquête!

article récent!

21 ans après Tchernobyl, la catastrophe continue…
Pour les «liquidateurs» c’est déjà de 25 000 à 100 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination un bilan qui sera selon les estimations de 14 000 à 560 000 morts par cancers, plus autant de cancers non mortels.

A la ferme du kolkhoze Petrovski, on m’a montré un porcelet dont la tête ressemblait à celle d’une grenouille: à la place des yeux il avait des excroissances tissulaires où l’on ne distinguait ni cornée ni pupille.
- C’est un de nos nombreux monstres - m’a expliqué Piotr Koudine, vétérinaire du kolkhoze - Ordinairement, ils meurent sitôt venus au monde, mais celui-là vit encore.
La ferme est petite: 350 vaches et 87 porcs. En cinq ans avant l’accident nucléaire, on n’y a enregistré que trois cas de monstruosité parmi les porcelets et pas un parmi les veaux. En un an après l’accident, il y a eu 64 monstres: 37 porcelets et 27 veaux. Dans les neuf premiers mois de 1988: 41 porcelets et 35 veaux. Ces derniers naissent le plus souvent sans tête ni extrémités, sans yeux ou côtes. Les porcelets sont exophtalmiques, ont le crâne déformé, etc.
- Et que disent les savants ? à Kiev, on a créé un institut spécial de radiologie agricole.
- Ils n’ont pas manifesté un intérêt particulier pour notre ferme, m’a répondu Piotr Koudine. Ils ont examiné plusieurs cadavres de nouveau-nés monstrueux et déclaré que ce phénomène pouvait être provoqué par des centaines de causes n’ayant rien à voir avec la radiation. Je suis vétérinaire, donc je le sais moi aussi, mais les statistiques de la monstruosité m’obligent à distinguer une cause bien déterminée. Car les fourrages sont produits par des champs contaminés par les radionucléides. Et puis, les responsables du stockage refusent notre bétail car les doses de radiations qu’il a reçues sont supérieures à la norme.
La porchère ayant sorti le porcelet monstre pour que je puisse le photographier, m’a dit, les larmes aux yeux:
- Ma fille vient de se marier. Comment sera mon petit-fils ?

Extrait de l’article «Les séquelles»,
Les Nouvelles de Moscou,
édition française du 19/2/1989
.


Comment seront
les enfants ?

- Des éléments de réponse avec le reportage de Paul Fusco “Les oubliés de tchernobyl” qu’aucun magazine à part Photo de septembre 2001, n’a eu le courage de publier:

1) Minsk, Biélorussie 1997. Scène quotidienne dans l’asile Novinski. Ce jeune garçon hurle tandis que ses amis jouent dehors.

2) Hôpital des enfants cancéreux, Minsk, Biélorussie 2000. Vova sait qu’il est gravement malade. Malgré l’amputation, son état ne s’est pas amélioré.

3) Foyer pour enfants, Minsk, Biélorussie 2000. Alla tient dans les bras un enfant de 2 ans dont le cerveau se trouve dans l’excroissance.

4) Asile Novinski, Minsk, Biélorussie 1997. Ces enfants ne peuvent pas se tenir debout et sont nourris par terre.

5) Asile Novinski, Minsk, Biélorussie 1997. Cet asile est le principal centre d’accueil pour enfants contaminés en Biélorussie.

6) Foyer pour enfant, Minsk, Biélorussie 2000. Cet enfant de 3 ans est là depuis sa naissance. Il est inopérable: l’excroissance contient ses reins

7) Orphelinat pour enfants abandonnés, Gomel, Biélorussie 1999. Sasha, 5 ans, souffre d’une quasi absence de système lymphatique. Son organisme produit des toxines que sont corps ne peut donc plus éliminer.

8) Asile Novinski, Minsk, Biélorussie 1997. Cet enfant est en état de terreur constant.

 


 

 


 

La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire particulièrement grave survenu le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie (51° 23’ 21.16’’ N, 30° 5’ 57.63’’ E).

//

Causes de la catastrophe

La catastrophe de Tchernobyl résulte de la fusion du cœur du réacteur nucléaire n°4, par l’élévation excessive de la température des barres (crayons) constituant le combustible nucléaire. Lorsque la chaleur produite par le réacteur n’a plus été évacuée en quantité suffisante par le système de refroidissement, le combustible nucléaire s’est mis à fondre.


De grandes quantités de radioisotopes ont été libérés dans l’atmosphère. L’accident qui s’est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyléchelle INES, ce qui correspond à l’accident nucléaire le plus grave de cette échelle. dans le réacteur numéro 4 est de magnitude 7 selon l’

L’évacuation tardive des populations

 

Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale

 

Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale

Le 26 avril 1986, la population locale n’a pas été prévenue de l’accident et a poursuivi ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières ni être évacuée. Ainsi à Pripiat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale.

L’évacuation débute le 27 avril, les 45 000 habitants de Pripiat sont les premiers évacués par l’armée. Ils avaient été informés quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de ne prendre que quelques affaires et leur promettait qu’ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Ils furent hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même hautement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d’une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) apparaissaient déjà chez beaucoup d’entre eux.

Léonid Illine, directeur de l’Institut étatique de biophysique, avait alors déconseillé aux autorités d’évacuer Kiev, distante de 100 km à vol d’oiseau. Vingt ans plus tard, et devenu académicien, Léonid Illine pensait toujours avoir raison.[7] Début mai, 115 000 personnes habitant dans un rayon de 30 km du site sont évacuées. Les évacuations se poursuivent jusqu’à la fin du mois d’août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4000 roubles par adulte[8] et 1500 roubles par enfant. Les évacuations concernent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants fin 1987 est créée ex nihilo.

Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d’entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d’un suivi médical et de primes de risque.

Conséquences de la catastrophe

Conséquences humaines et matérielles

 

Détail d'une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.

 

 

Détail d’une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.

 

La ville fantôme de Pripyat

 

La ville fantôme de Pripyat

Conséquences sanitaires

Conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.

 

   
 

 

 

 

Le bilan provisoire de la catastrophe de Tchernobyl Tchernobyl, 21 ans après, c’est pour les «liquidateurs» de 25 000 à 100 000 morts et plus de 200 000 invalides, et pour les populations exposées à la contamination un bilan qui sera selon les estimations de 14 000 à plus de 560 000 morts par cancer, et autant de cancers non-mortels.Un message du Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, déclare que 9 millions d’adultes et plus de 2 millions d’enfants, souffrent des conséquences de Tchernobyl, et que la tragédie ne fait que commencer. “Un nombre qui ne fait qu’augmenter”, selon Martin Griffiths, Directeur du département des affaires humanitaires des Nations Unies (Conférence OMS 1995).
Ces victimes souffrent de maux liés aux radiations: leucémies, cancers du côlon, du poumon, de la vessie, du rein, de la thyroïde, du sein…
Et surtout, l’irradiation aggrave la morbidité (incidence des maladies): maladies du coeur et des vaisseaux (dans des régions contaminées par 5 à 15 Ci de Cs137/km2, jusqu’à 80% des enfants souffrent de symptômes cardiaques), maladies du foie, des reins, de la glande thyroïde, altérations du système immunitaire, arrêt du développement mental chez des enfants exposés in utero, cataractes, mutations génétiques, malformations congénitales, malformations du système nerveux, hydrocéphalies, etc.

1) - Estimation NRC (autorité de sûreté américaine) à 14 000 morts et DOE (département de l’énergie des Etats-Unis) à 27 000 morts -

Chernobyl: A Crossroad in the Radiation Health Sciences (http://www.ratical.org/radiation/CNR/RIC/chp24F.html#part4)

“Estimate Issued by NRC:
The geographical distribution in the estimate is (Nrc87, pages 8-10, 8-14):

EUROPEAN USSR: 10 000 fatal + 10 000 non-fatal.
NON-USSR EUROPE: 4 000 fatal + 4 000 non-fatal.

Estimate Issued by DOE:
EUROPEAN USSR: 11 410 fatal cancers.
ASIAN USSR: 2 500 fatal cancers
NON-USSR EUROPE: 13 000 fatal cancers.
NON-USSR ASIA: 620 fatal cancers.
USA + CANADA: 27 fatal cancers.”

2) - Estimation soviétique (en août 1986) à 40 000 morts

Délégation soviétique, AIEA, Vienne en août 1986, annexe 7 du document concernant les problèmes médico-biologiques. (Gazette Nucléaire 96/97 juillet 1989, http://www.dissident-media.org/infonucleaire/bilan_sanitaire_tcherno.html)

Les experts soviétiques ont estimé les doses reçues par la population. Voici quelques chiffres pour résumer :

a) pour la population évacuée dans un rayon de 30 km, 135 000 personnes, la dose moyenne pour le rayonnement externe est de 11,9 rem ; 24 200 d’entre elles reçurent plus de 35 rem. Cette estimation néglige toute contamination interne. Celle-ci n’a certainement pas été négligeable ; par exemple il est indiqué qu’à Pripyat l’activité béta totale dans l’air était de 15 000 Bq/m3, soit pour un homme standard inhalant 20 m3 d’air par jour une incorporation de 600 000 Bq en 48 heures. La nourriture consommée avant l’évacuation devait être très fortement contaminée.

b) l’estimation porte sur 75 millions d’habitants de la partie européenne de l’URSS, essentiellement la population de l’Ukraine, Biélorussie et Russie. Les valeurs explicitées sont les suivantes pour cette population:
Dose engagée pour 70 ans
- par rayonnement externe 29 millions personnes x rem
- par contamination par les Césium 210 millions personnes x rem

Mortalité par cancers de la thyroïde induits par l’Iode 131 : 1 500.
Les experts soviétiques se réfèrent à la publication 26 de la CIPR (1977) qui recommande un modèle de risque cancérigène sans seuil, directement proportionnel à la dose de rayonnement reçu.

Le bilan de l’excès de mortalité par cancers radioinduits pourrait être de 30 000 à 40 000 pour les 70 ans à venir.

Le rapport mentionne qu’il n’a pas été tenu compte du Strontium 90 faute de données fiables sur ses coefficients de transfert, mais il est signalé qu’il pourrait être une des composantes importantes de la contamination radioactive avec le Césium.

c) aucune estimation n’est faite pour le reste de l’URSS. Ceci devrait alourdir le bilan car, même si la contamination y a été plus faible, elle touche une population bien plus nombreuse (200 millions d’habitants environ).

d) effets génétiques : aucune estimation n’est faite pour ces effets.

3) Le bilan pour les 75 millions d’habitants d’Ukraine, de Biélorussie et de Russie est de 126 500 morts avec le nouveau facteur de risques officiellement admise par la C.I.P.R. (Commission Internationale de Protection Radiologique) depuis 1990 à partir de l’annexe 7 du rapport de l’A.I.E.A. de 1986. (Tchernobyl, une catastrophe, Bella et Roger Belbéoch, Éd. Allia, Paris 1993, http://www.dissident-media.org/infonucleaire/tcherno_une_catastrophe.html)

Pour estimer l’excès de cancers mortels qui seront dus à la catastrophe de Tchernobyl, il est nécessaire tout d’abord de fixer le facteur de risque cancérigène et ensuite de connaître la dose engagée collective. En ce qui concerne le facteur de risque considérons deux valeurs extrêmes. La valeur minimale est celle officiellement admise par la C.I.P.R. (Commission Internationale de Protection Radiologique) depuis 1990: 500 cancers mortels supplémentaires pour 1 million de rem x homme de dose engagée (ou 10.000 sievert x homme). Pour la valeur haute, nous prendrons la valeur brute (sans corrections), établie à partir du suivi de mortalité des survivants japonais: 1.740 cancers mortels supplémentaires pour une dose engagée de 1 million de rem x homme (intitulée ci-dessous R.E.R.F. 1987). Cette valeur n’est pas la plus élevée de toutes les estimations proposées pour le facteur de risque cancérigène. L’étude du suivi de mortalité de l’usine nucléaire de Hanford (U.S.A.) par Mancuso, Stewart et Kneale conduit à une valeur 2 à 3 fois plus élevée. Ainsi ce que nous donnons ici comme valeur haute du bilan pourrait être aussi assez sous-estimée.

La dose moyenne engagée sur 70 ans a été évaluée à 3,3 rem par les experts soviétiques en 1986, correspondant à une dose engagée collective d’environ 250 millions de rem x homme. Cela donne les valeurs suivantes pour le nombre possible de cancers mortels à venir:
C.I.P.R. 1990 = 125 000 morts
R.E.R.F. 1987 = 430 000 morts

A ces bilans il faut ajouter les cancers radio-induits dans le reste de l’U.R.S.S. et sur l’ensemble de l’hémisphère Nord. Pour les régions très lointaines de Tchernobyl, la contamination radioactive ainsi que la dose engagée individuelle sont plus faibles, mais elles concernent par contre des populations beaucoup plus importantes et le bilan est loin d’etre négligeable même s’il est difficile à établir.

Ces évaluations concernent l’excès de mortalité par des cancers radio-induits. On peut estimer que les cancers non fatals seront à peu près en nombre égal.

Pour ceux qui sont intervenus ultérieurement, les liquidateurs, les diverses informations disponibles permettent d’évaluer à environ 600.000 au moins le nombre de décontaminateurs qui se sont relayés jusqu’à présent sur le site. Deux hypothèses ont été retenues pour la dose individuelle moyenne reçue:
- 5 rem (valeur officielle);
- 25 rem (valeur plausible d’autant plus qu’il faut tenir compte de la forte contamination interne par les poussières).

Avec ces deux valeurs le nombre des morts serait:
C.I.P.R. 1990 : pour 5 rem = 1 500 ; pour 25 rem = 7 500
R.E.R.F. 1987: pour 5 rem = 5 220 ; pour 25 rem = 26 100

Pour être complet, il faudrait aussi inclure dans le bilan l’excès de mortalité par cancer parmi ceux qui, pendant des années encore, vont intervenir sur le site. Personne parmi les officiels n’a jusqu’à présent fourni d’indications sur ce point.

4) - Estimation J. W. Gofman à 475 000 morts + 475 000 cancers non mortels

Chernobyl’s 10th: Cancer and Nuclear-Age Peace Don’t Be Deceived By John W. Gofman, M.D., Ph.D. (http://www.ratical.org/radiation/CNR/Chernys10th.html)
“A Million Chernobyl-Induced Cancers
My estimate in 1986, based upon releases of various non-iodine radionuclides, was 475,000 fatal cancers plus about an equal number of additional non-fatal cases, occurring over time both inside and outside the ex-Soviet Union. Such estimates, old and new, have to be based on real-world evidence from non-Chernobyl studies — because standard epidemiological studies (which “count” extra cancer cases) are the wrong tool for evaluating Chernobyl. No one can “see” even a half-million Chernobyl-induced cancers when they are spread among a half-billion people and occur over a century.
There is great “beauty” in this situation, from the viewpoint of radiation enthusiasts. They can sponsor studies from which they can announce, “We didn’t find a half-million extra cancers — we didn’t find any provable excess at all.”
If a half-million people were rounded up in a stadium and shot to death, the corpses would be there to see. The same number of people killed by vicious cancers from Chernobyl — spread out in time over Europe, Britain, Scandinavia, and the ex-USSR — will never know what killed them. And assuredly the radiation community won’t tell them. Then how can we assure you that the cancers are real? “

5) Le bilan pour les «liquidateurs»

Pour les «liquidateurs», ces 600 000 à 800 000 soldats, civils et fonctionnaires qui ont été expédiés sur place juste après l’explosion pour neutraliser le réacteur et enterrer les déchets contaminés.

En novembre 1995, le Ministre de la Santé de l’Ukraine a déclaré à Genève, que 10% des liquidateurs de son pays étaient déjà invalides.

A la conférence de l’OMS à Kiev en juin 2001, le Ministre de la Santé d’Ukraine a déclaré que dans la plupart des républiques de l’ancienne Union Soviétique, la proportion des invalides parmi les liquidateurs dépassait les 30% !
S.I. Ivanov, Médecin chef de la Fédération de Russie a déclaré que: “Plus de 200 000 Russes ont été engagés dans les travaux de liquidation… Selon le Registre officiel, 50.000 sont invalides et 15.000 déjà morts.”

Selon Wladimir Tchertkoff qui a filmé la conférence de l’OMS à Kiev en 2001 (Cf. le documentaire “Controverses Nucléaires”): « L’estimation du nombre total des liquidateurs, appelés de toute l’Union Soviétique à construire le “sarcophage” et à décontaminer les territoires, varie entre 600 000 et 800 000 jeunes hommes en pleine santé (certaines associations de défense de leurs droits avancent le chiffre de 1 million). Leur âge moyen était de 33 ans en 1986. Les informations concernant la catastrophe de Tchernobyl étant couvertes du secret d’état pendant les 4 premières années (les dernières de l’existence de l’URSS), et les doses d’irradiation qu’ils ont reçues étant systématiquement diminuée [...]. Les survivants de cette armée sont dispersés sur les 11 fuseaux horaires de l’ex-Union Soviétiques, nombreux sont inconnus des statisticiens et grâce à la désinformation, planifiée conjointement par le Krémlin et par les agences nucléaires de l’ONU, ils ne savent pas pourquoi ils sont malades et de quoi ils meurent si jeunes. Le chiffre officiel enregistré par la Fédération de Russie permet donc d’évaluer à 200 000 - 300 000 le nombre total des liquidateurs invalides et à 60 000 - 100 000 les décédés, à ce jour. »

En avril 2004 dans le texte de commémoration (de la catastrophe de Tchernobyl) de l’Ambassade d’Ukraine en Belgique, il est dit que depuis 1986 sont décédés plus de 25.000 “liquidateurs” ! (http://www.ukraine.be/news/discours/d260404.html)

Pour le physicien bélarusse Gueorgui Lepnine qui a travaillé sur le réacteur numéro 4 “Selon mon décompte, le nombre de « liquidateurs » décédés atteint aujourd’hui [septembre 2005] près de 100 000 personnes, alors qu’un million de personnes au total ont travaillé à la centrale de Tchernobyl ” après l’accident, a estimé M. Lepnine. “Aujourd’hui, les médecins tentent d’expliquer ces morts par le stress, les maladies cardio-vasculaires. Mais pourquoi ces maladies sont-elles apparues?”, s’interroge M. Lepnine. “Il n’y a aucune statistique sur le décès des “liquidateurs”, personne ne les publie”, a-t-il souligné. Selon le physicien bélarusse, la mortalité parmi les “liquidateurs” de Tchernobyl est 75 fois plus élevée que parmi les catégories comparables de la population.

6) Les cancers de la thyroïde

“C’est une maladie du petit enfant qui n’existait pratiquement pas autrefois, une affection très maligne, contrairement au cancer de la thyroïde plus commun chez nous. Dans 80% des cas, au moment du diagnostic il y a déjà des métastases dans les ganglions lymphatiques voire dans le poumon” (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996).

Officiellement 1 800 cas de cancer de la thyroïde attribués à Tchernobyl ont aujourd’hui été recensés. Dans les régions les plus contaminées, comme à Gomel, cette pathologie est 200 fois plus courante chez les enfants qu’en Europe de l’Ouest. Les prévisions sur le nombre de cas à venir vont de «quelques milliers», selon l’AIEA, à 66 000 pour les seuls enfants biélorusses âgés de moins de quatre ans en 1986, selon Elisabeth Cardis, une scientifique de l’OMS qui qualifie néanmoins cette estimation de «très incertaine» (http://www.unesco.org/courier/2000_10/fr/planet.htm).

7) Pathologies cardiaques

“En 1989, le quotidien la Pravda publia une carte montrant que la zone contaminée était bien plus étendue qu’on ne l’avait annoncé. Environ 28 000 km2 étaient contaminés par des retombées de 5 à 15 curies de césium 137 par kilomètre carré (sans compter le strontium 90, le plutonium… ): 16 500 km2 en Biélorussie, 8 000 en Russie et 3 500 en Ukraine.”
Et pour le Dr. Galina Bandajevskaya, cardiologue et pédiatre: Dans des régions contaminées par 5 à 15 Ci de 137Cs/km2, jusqu’à 80% des enfants souffrent de symptômes cardiaques.

8) Autre maladies

Le diabète sucré a été évoqué au nombre des causes de mort considérées comme n’ayant aucun rapport avec Tchernobyl. Cependant le Ministre de la Santé de l’Ukraine avait, lors de la Conférence de l’OMS à Genève en novembre 1995, signalé une augmentation de 25% de l’incidence de cette maladie. Elle aurait également augmenté de 28% en Biélorussie. A Gomel, le nombre des cas de diabète sucré de l’enfant a doublé par rapport à la période qui précède l’accident.

Par ailleurs, dans les zones contaminées, les maladies infectieuses augmentent de gravité, le rhume se complique de sinusite qui dégénère en abcès du cerveau, évolution autrefois excessivement rare. La même chose se produit avec les bronchites qui, chez l’enfant, entraînent une pneumonie qui évolue vers des pneumonies nécrosantes. Ces maladies exceptionnelles dans le service universitaire de pédiatrie à Minsk, deviennent communes et elle entraînent des séquelles irréversibles. D’autres maladies encore, comme l’asthme bronchique et des allergies, prouvent que le système immunitaire de ces enfants est atteint. (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996)

9) Malformations à la naissance

 

Le nombre des enfants nés avec des malformations majeures a dramatiquement augmenté dans les zones contaminées par les retombées radioactives. L’incidence des malformations a doublé à l’échelle nationale après l’accident de Tchernobyl par rapport à la période de 1982 à 1986. (Professeur Michel Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996)
Viatcheslav Stanislavovitch médecin-chef du service pédiatrique de l’hôpital de Gomel (Bélarus) déclare : “… En 1985, 1 an avant la catastrophe, 200 cas de malformations étaient répertoriés. En 2000, plus de 800 cas, malgré pourtant une baisse considérable des naissances : actuellement 14 à 15 000 naissances/an, contre 28 à 30 000 avant la catastrophe de Tchernobyl” (Trait d’union n°25/26, Mission CRIIRAD au Bélarus en 2003).

Dans la région de Vitesk, pourtant considérée comme propre, il y a une augmentation de 47 % des malformations intra-utérines de 1986 à 1994. Dans la région de Moguilev, où la contamination en césium 137 est de près de 15 curies/km2 (soit 555 000 becquerels/m2), l’augmentation est de 83 %, alors qu’elle est de 87% dans celle de Gomel [la région du Bélarus la plus contaminée]“. Selon les données du ministère de la santé, le taux de malformations à la naissance est actuellement de 8,5 pour 1 000 ; En fait, précise-t-il, s’il n’y avait pas eu le dépistage et les avortements 12 enfants sur 1 000 (et non pas 8) seraient nés avec des malformations. Il ajoute que ces chiffres sont à prendre avec précaution, car toutes les malformations ne sont pas prises en compte. (professeur Lazjuk, Trait d’union n°25/26, Mission CRIIRAD au Bélarus en 2003)

Quelques photos d’Adi Roche, responsable de la “Fondation les Enfants de Tchernobyl” d’Irlande. Elles proviennent de Minsk (fin 1995). Vous avez un enfant né avec des malformations multiples des extrémités, de la face, du cerveau. Il est mort au bout de quelques mois. Un autre enfant né avec une anencéphalie, c’est à dire une absence de cerveau. Il mène une vie végétative et ses parents l’ont abandonné. Ici vous voyez un enfant né avec une malformation de la face en bec de lièvre traversant. On l’a intubé après opération, mais il n’a pas survécu. La petite Nastia, parfaitement normale sauf une amélie des deux jambes avec pieds bots, a pu être opérée avec succès en Irlande [fig 13 - 20] (Solange Fernex, Vienne, 12-15 avril 1996).

Conclusion: Pour masquer l’augmentation de l’incidence des maladies et des cancers, la science peut être utilisée par l’AIEA et l’OMS pour éviter de trouver un lien entre une maladie et Tchernobyl (voir: Les liens contre-nature de l’OMS avec l’AIEA, leur accord de 1959). La technique à utiliser pour ce type de recherche “négative” est la suivante: Il faut tout d’abord choisir de mauvais indicateurs dans les protocoles de recherche. Par exemple, si l’on étudie les cancers, on choisira la mortalité au lieu de la morbidité, sachant qu’il faut beaucoup d’années avant que l’on ne meure d’un cancer. On choisira ensuite la fausse pathologie, par exemple on recherchera la cirrhose plutôt que le diabète sucré. Il est aussi important de choisir un délai inapproprié, pour que l’étude soit terminée avant la fin de la période de latence des tumeurs malignes, ce qui permet de conclure à l’absence de cancers radio induits. Le protocole exclura également de l’étude les groupes à risque comme les femmes enceintes ou les enfants. Sur ces bases, l’expert ne trouvera - comme souhaité - aucune différence statistiquement significative. C’est ainsi que ces “experts” prétendent avoir démontré l’absence de lien entre Tchernobyl et les pathologies étudiées.

De plus, pour les autorités sanitaires, tout excès de cancers dus au rayonnement est considéré comme négligeable s’il est faible comparé aux cancers qui se développent naturellement. Ainsi, même les évaluations ci-dessus du bilan de la catastrophe de Tchernobyl sont pour eux totalement négligeables. En effet, la mortalité par cancers naturels sera d’environ 20 000 pour les 135 000 évacués de 1986, 90 000 pour les liquidateurs, 11 millions pour les 75 millions d’habitants pris en compte pour l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie. Pour ces autorités, « négligeable » a un sens strictement social. Le fait qu’il s’agit d’individus dont la mort sera le résultat du fonctionnement catastrophique d’une installation nucléaire ne les concerne pas. Karl Morgan à propos de l’effet cancérigène des retombées des tests de bombes nucléaires écrit : « C’est comme si l’on disait à une mère dont l’enfant se meurt de cancer induit par les radiations de ne pas se faire de mauvais sang parce que 30 millions d’autres personnes dans la zone humide des USA mourront naturellement de cancers. »



Consensus scientifique sur

l’Accident Nucléaire de
Tchernobyl

..

 

 





 
Contexte - Il y a 20 ans, l’accident le plus grave de l’histoire du nucléaire a bouleversé la vie de nombreuses personnes. Des quantités considérables de substances radioactives ont été émises dans l’environnement, entraînant la formation d’un nuage radioactif qui s’est répandu sur une bonne partie de l’Europe.La contamination la plus forte a eu lieu autour du réacteur dans des régions qui, aujourd’hui font partie de la Biélorussie, de la Russie et de l’Ukraine.Comment cette région a-t-elle été touchée par l’accident et comment y a-t-elle fait face?

Questions sur Tchernobyl

  1. Introduction - l’accident
  2. Quelle a été l’ampleur de l’accident de Tchernobyl?
  3. Quel a été l’impact de l’accident de Tchernobyl sur la santé humaine?
  4. Quel a été l’impact de l’accident de Tchernobyl sur l’environnement?
  5. Comment les régions fortement contaminées sont-elles gérées ?
  6. Quels sont les coûts économiques et sociaux de l’accident de Tchernobyl?
  7. Quels sont les préoccupations actuelles et les besoins des personnes touchées?
  8. Autres points de vue et liens

Ce dossier est un résumé fidèle du rapport scientifique de consensus et de référence
produit en 2006 par le Forum Tchernobyl:

“Chernobyl’s legacy: Health, Environmental and Socio-Economic Impacts” Plus…

     


 
 

Introduction - l’accident

 

chernobyl map
Où se trouve Tchernobyl?

La centrale nucléaire de Tchernobyl est située en Ukraine, à 20km au sud de la frontière avec la Biélorussie. Au moment de l’accident, quatre réacteurs de la centrale étaient en fonctionnement.

L’accident s’est produit le 26 avril 1986 alors que les opérateurs de la centrale nucléaire effectuaient un test sur un système de contrôle électrique de l’un des réacteurs. L’accident a eu lieu en raison d’un ensemble de défaillances au niveau de la conception du réacteur et de négligences de la part des opérateurs: les systèmes de sécurité avait été désactivés et le réacteur fonctionnait dans des conditions inadéquates et instables, une situation qui a permis une montée en puissance incontrôlable.

Cela a engendré une cascade d’évènements se soldant par une série d’explosions puis d’incendies qui endommagèrent sévèrement le bâtiment abritant le réacteur, qui détruisirent complètement le réacteur lui-même et qui entraînèrent l’émission dans l’environnement de quantités considérables de substances radioactives sur une période de 10 jours. Plus…

 
  Questions du Niveau 1 Haut
Move to top of screen
Question Suivante

1. Quelle a été l’ampleur de l’accident de Tchernobyl?

 

helicopter
Le réacteur endommagé
Source: Chernobyl Forum

L’accident de Tchernobyl est l’accident le plus grave de l’histoire de l’industrie nucléaire. En effet, l’explosion survenue le 26 avril 1986 dans l’un des réacteurs de la centrale nucléaire et les incendies consécutifs qui ont duré pendant 10 jours se sont traduits par le rejet dans l’environnement de quantités énormes de substances radioactives et par la formation d’un nuage radioactif qui s’est répandu sur une bonne partie de l’Europe. La contamination la plus importante s’est produite autour du site à proximité du réacteur dans des régions qui font aujourd’hui partie de la Biélorussie, de la Russie et de l’Ukraine.

Depuis l’accident, quelque 600 000 personnes ont participé aux diverses opérations d’urgence, de confinement, d’assainissement et de remise en état du site, bien qu’une petite partie d’entre elles seulement ait été exposée à des niveaux de radiation dangereux. Ceux qui ont reçu les plus fortes doses de radiation sont les membres des équipes d’intervention d’urgence et du personnel de la centrale qui se trouvaient sur le site durant les premiers jours de l’accident (environ 1000 personnes).

Actuellement, plus de cinq millions de personnes résident dans des régions considérées comme ‘contaminées’ par les substances radioactives émises lors de l’accident de Tchernobyl1. La région la plus proche du réacteur a été la plus gravement touchée et les 116 000 personnes qui y habitaient ont été évacuées peu après l’accident. Plus…

 
  Questions du Niveau 1 Haut
Move to top of screen
Question Suivante
 

2. Quel a été l’impact de l’accident de Tchernobyl sur la santé humaine?

 

Pathways of exposure Comment les humains ont-ils été exposés à la radiation?

Suite à l’accident, les gens ont été exposés à la radiation à la fois directement par le nuage radioactif et les substances radioactives déposées sur le sol, mais également à travers la consommation d’aliments contaminés ou l’inhalation d’air contaminé. Plus…

2.1 Certains membres des équipes d’intervention d’urgence ont reçu des doses élevées pendant et directement après l’accident, par contre les doses étaient beaucoup plus faibles pour les ouvriers chargés plus tard de la remise en état du site et pour les gens résidant dans les zones contaminées. À cause du lait contaminé, la thyroïde de bon nombre d’enfants a été fortement exposée à l’iode radioactif.

Actuellement, quelque 100 000 personnes résidant encore dans des zones touchées reçoivent toujours une dose de rayonnement radioactif supérieure à la limite recommandée pour le grand public. Plus…

2.2 Il est difficile d’estimer précisément le nombre de décès –passés ou à venir – imputables à l’accident de Tchernobyl, les gens qui ont été exposés à des niveaux de rayonnement peu élevés mourant bien souvent des mêmes causes que des personnes non exposées.

La confusion entourant l’impact de l’accident s’est traduite par des affirmations exagérées avançant que des dizaines voire même des centaines de milliers de personnes seraient mortes des suites de l’accident. En réalité, le nombre de morts qui peut être attribué à la radiation de Tchernobyl est bien moins lourd. Vingt-huit membres du personnel d’urgence sont morts du Syndrome d’Irradiation Aiguë (SIA), 15 patients sont morts d’un cancer de la thyroïde et on estime que le bilan de Tchernobyl parmi les 600 000 personnes ayant subi les plus fortes expositions pourrait atteindre approximativement 4000 morts. Plus…

2.3 Il n’existe à ce jour aucune preuve convaincante que Tchernobyl ait accru le nombre de cas de leucémie ou de cancer solide dans l’ensemble de la population des régions contaminées, sauf les cas de cancer de la thyroïde chez les enfants.

Parmi ceux qui étaient enfants ou adolescents au moment de l’accident, des milliers ont développé le cancer de la thyroïde, à cause de l’exposition à l’iode radioactif. La plupart de ces cancers ont été traités avec succès. Parmi les travailleurs exposés à de plus fortes doses de rayonnement radioactif, cette exposition a également contribué à une augmentation du nombre de cas de certains types de leucémie et de cancers solides, et peut-être de maladies cardiovasculaires et de cataractes. De futures études analytiques devraient pouvoir clarifier cela. Plus…

2.4 Etant donné que suite à l’accident de Tchernobyl, la plupart des gens n’ont reçu que des doses relativement faibles de rayonnement, aucune preuve convaincante d’effets sur la fertilité et les maladies héréditaires n’a pu être établie, de même qu’aucun effet n’a été observé sur l’issue des grossesses et sur la santé en général des enfants de parents exposés. Plus…

2.5 Beaucoup de gens ont été traumatisés par l’accident ainsi que par l’évacuation rapide qui a suivi. En l’absence d’informations fiables, ils envisageaient avec crainte et angoisse leur santé actuelle et future et se voyaient souvent comme des victimes faibles et sans défense plutôt que comme des survivants. Plus…

  Questions du Niveau 1 Haut
Move to top of screen
Question Suivante

3. Quel a été l’impact de l’accident de Tchernobyl sur l’environnement?

Certaines régions d’Europe, particulièrement dans ce qui constitue actuellement la Biélorussie, la Russie et l’Ukraine, ont été fortement contaminées par les quantités importantes de substances radioactives émises par le réacteur endommagé. Depuis, la plupart de ces substances se sont transformées en substances stables non radioactives mais certaines resteront radioactives pour une longue période. Plus…

3.1 Les zones urbaines situées près du réacteur ont été gravement contaminées et rapidement évacuées. Depuis l’accident, la contamination de surface a diminué et les niveaux de rayonnements mesurés dans l’air sont désormais les mêmes qu’avant l’accident dans la plupart de ces régions. Plus…

3.2 En ce qui concerne l’agriculture, la contamination des récoltes, de la viande et du lait par l’iode radioactif qui a une durée de vie courte était une préoccupation majeure dans les premiers mois qui ont suivi l’accident. A l’heure actuelle et pour les décennies à venir, la contamination par le césium radioactif qui a une plus longue durée de vie est la préoccupation principale dans certaines zones rurales. Plus…

3.3 Les produits alimentaires issus de la forêt tels que les baies, les champignons et le gibier contiennent des niveaux particulièrement élevés de césium radioactif à vie longue et cette contamination devrait rester élevée pendant plusieurs décennies. Par exemple, l’accident a engendré une forte contamination de la viande de renne en Scandinavie. Plus…

3.4 Suite à l’accident, les eaux et les poissons ont été contaminés par des substances radioactives. La contamination a rapidement diminué suite à la dilution et la désintégration radioactive mais certaines de ces substances sont restées piégées dans les sols autour des rivières et lacs contaminés. Aujourd’hui, dans la plupart des poissons et des eaux, les niveaux de radioactivité sont actuellement bas, tandis que les niveaux restent élevés dans certains lacs fermés. Plus…

3.5 L’accident a immédiatement touché beaucoup de plantes et d’animaux vivant dans un rayon de 30 km du site. Une hausse de la mortalité ainsi qu’une baisse de la reproduction ont été observées et l’on signale encore actuellement quelques anomalies génétiques dans les plantes et les animaux. Au fil des années, alors que les niveaux de radioactivité baissaient, les populations biologiques ont commencé à récupérer et la région est devenue un sanctuaire unique pour la biodiversité. Plus…

 
     

   
 

4. Comment les régions fortement contaminées sont-elles gérées ?

4.1 Les autorités de l’Union soviétique, puis, plus tard, celles de la Communauté des Etats Indépendants du (CEI) ont dégagé des moyens considérables pour affronter les conséquences de l’accident. Des efforts ont été accomplis pour nettoyer les zones contaminées et réduire le niveau de radioactivité dans les aliments et les boissons avec plus ou moins de succès.

Les mesures comprenaient l’alimentation des animaux avec du fourrage propre, le rejet de lait contaminé, le remplacement des fournitures d’eau de boisson par d’autres non contaminées, et la restriction de la récolte de produits alimentaires issus de la forêt dans les zones contaminées. Plus…

 

Nouvelle enveloppe de confinement sûre prévue
Source: Chernobyl Forum

4.2 L’année de l’accident, un sarcophage protecteur a été construit pour assurer le confinement du réacteur endommagé. Ce sarcophage présente des imperfections car il a été construit rapidement et dans des conditions difficiles, dans la mesure où le personnel de construction était soumis à des niveaux de radiation très élevés.

L’état général du sarcophage s’est détérioré durant ces 20 dernières années ce qui pourrait potentiellement entraîner son effondrement et donc le rejet de poussières radioactives dans l’environnement. Afin d’éviter cela, une nouvelle enveloppe de confinement sûre sera construite par dessus le sarcophage et le réacteur endommagé sera démantelé. Il conviendra de traiter de façon appropriée les déchets radioactifs générés par ces travaux de construction. Plus…

4.3 Il existe des projets d’aménagement des territoires des environs immédiats du réacteur. La zone ne convient pas aux usages résidentiels ou agricoles, mais elle pourrait cependant être utilisée pour d’autres activités telles que le traitement des déchets nucléaires ou le développement de réserves naturelles. Plus…

 
 
     
     
 

5. Quels sont les coûts économiques et sociaux de l’accident de Tchernobyl?

5.1 L’accident de Tchernobyl et les mesures prises pour faire face à ses conséquences ont coûté des centaines de milliards de dollars à l’Union Soviétique – puis plus tard à la Biélorussie, à la Fédération de Russie et l’Ukraine. Aujourd’hui, des indemnisations sont allouées à environ 7 millions de personnes considérées comme ayant été touchées d’une quelconque façon par l’accident de Tchernobyl. Ces dépenses représentent de lourdes charges sur les budgets nationaux et ne peuvent être maintenues à long terme. Plus…

 

local market
Marché local
Source: Chernobyl Forum

5.2 Le secteur agricole a été le secteur économique le plus gravement touché par les effets de l’accident. Par ailleurs il a sérieusement souffert de la crise économique des années 1990. Afin d’améliorer l’économie de la région, il est nécessaire de s’attaquer non seulement à la contamination mais également aux problèmes socio-économiques généraux qui affectent de nombreuses régions agricoles. Plus…

5.3 Après l’accident, plus de 330 000 personnes ont été relogées en dehors des zones les plus contaminées. Cette délocalisation a réduit l’exposition de ces personnes au rayonnement radioactif mais ce fut une expérience extrêmement traumatisante pour un grand nombre d’entre elles.

Les communautés qui sont restées dans les villages ont mieux géré la situation sur le plan psychologique, mais ont également souffert du départ de bon nombre de jeunes et de personnes qualifiées. À l’heure actuelle, les problèmes de santé les plus urgents dans la région ne concernent pas la radiation mais plutôt des régimes alimentaires pauvres, une mauvaise hygiène de vie, la pauvreté, et un accès limité aux soins de santé primaires. Plus…

5.4 Après l’accident, le gouvernement soviétique a établi un programme d’investissement et d’indemnisations massif. Avec le temps, le nombre de personnes demandeuses d’indemnisations liées à Tchernobyl est monté en flèche. Comme le système d’indemnisation actuel ne peut être maintenu à long terme, il est nécessaire de concentrer les ressources sur les personnes dont la santé a réellement été affectée par la catastrophe et celles réellement dans le besoin. Plus…

 
     


 
 

6. Quels sont les préoccupations actuelles et les besoins des personnes touchées?

6.1 Les personnes qui résident dans des zones touchées ne savent toujours pas clairement quel a été l’impact de la radioactivité sur leur santé et leur environnement. Elles se méfient des informations fournies par les gouvernements et par différentes organisations, et des idées fausses et des mythes circulent encore sur la menace liée à la radiation.

Les résidents craignent pour leur santé et celle de leurs enfants, mais s’inquiètent également des bas revenus et du chômage élevé. Outre des politiques visant à améliorer la situation, économique locale, les résidents ont besoin d’informations précises auxquelles ils peuvent se fier sur l’accident et la radioactivité. Plus…

6.2 L’ampleur actuelle des indemnisations ne peut être maintenu à long terme et est inefficace. C’est pourquoi il est nécessaire d’allouer les indemnités à ceux qui sont vraiment dans le besoin plutôt qu’à ceux qui ne sont que légèrement touchés par l’accident.

  • Une aide financière importante est nécessaire pour 100 000 à 200 000 personnes piégées dans un cercle vicieux d’isolement, de mauvaise santé et de pauvreté suite à l’accident.
  • Il faut aider des centaines de milliers de personnes à reprendre une vie normale. Leur vie a été affectée de manière notable par l’accident mais ils parviennent déjà à subvenir à leurs propres besoins.
  • Les millions de personnes dont la vie n’a été que légèrement touchée par l’accident ont besoin d’un accès aux informations sur les effets de l’accident, les soins de santé de qualité, des services sociaux et du travail. Plus…

 
 
 

   
 
 

About this entry