ENUGMIS 121: UTOPIA, UN MONDE IMAGINAIRE? UN EXEMPLE DE CITE IDEALE!


 

 

 

 

 

 

Observons cet article!

“A Colour Map of Utopia”

strangemaps@gmail.com

 

“A map of the world that does not include Utopia is not worth even glancing at”, said Oscar Wilde (in his 1891 essay ‘The Soul of Man Under Socialism’), so I suppose this blog can’t do without one either.

‘Utopia’ is a Greek neologism invented by the author of the eponymous satire, Thomas More, and can be translated as ‘Nowhere’. Its perfect (but fictitious) society was meant to contrast with, and consequently be a criticism of, contemporary society in early 16th century Europe.

This picture was taken from one of the first editions of the book, which is published online at the Bibliotheca Augustana, an interesting repository of Latin texts, stretching from well before Christ to the 20th century. Unfortunately, despite the lovely colours, the gothic lettering makes the text labels in this map unreadable…

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ENQUETE SUR UTOPIA

A l’origine, Utopia est un néologisme grec forgé par Thomas More pour désigner la société idéale qu’il décrit dans son œuvre du même nom.

C’est tout, cherchons des informations sur cet anglais si connu (mais pas trop des français!)

Thomas More

 

Thomas More, 1527, Frick Collection, New York

 

Thomas More, 1527, Frick Collection, New York

Thomas More (7 février 1478, Londres6 juillet 1535, Londres), fut un juriste, historien, philosophe, théologien et homme politiqueRenaissance. anglais de la

Grand ami d’Érasme, philanthrope, il participa pleinement au renouveau de la pensée qui caractérise cette époque, ainsi qu’à l’humanismeMoyen Âge et la Renaissance. chrétien, dont il était le plus illustre représentant anglais, dans une époque charnière entre le

Sir Thomas More est devenu Saint Thomas More puisqu’il a été béatifié par l’Église catholique en 1886 et canonisé en 1935.


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Biographie

Thomas More est le fils du juge et chevalier John More. Il étudie à l’Université d’Oxford à partir de 1492, puis dans une école de droit, New Inn, et à Lincoln’s Inn ; parmi ses maîtres, John Colet et Erasme, qui deviendront ses amis. Inscrit à vingt-et-un ans au barreau des avocats, il enseigne le droit jusqu’en 1504. Il devient l’avocat des marchands de la Cité, et est élu juge (under-sheriff) en 1510 par les habitants de Londres.

Il fait vers 1504 une longue retraite à la Chartreuse de Londres, puis épouse Jane Colt en 1505, dont il a trois filles et un fils. (Il préféra être un mari chaste plutôt qu’un moine impudique – Erasme). À son décès en 1511, il se remarie avec Alice Middleton, veuve et mère de deux enfants. Il sera réputé pour l’éducation de haut niveau qu’il faisait donner à ses enfants, filles comme garçons.

Membre du Parlement à partir de 1504, il s’élève contre les taxes demandées par le roi Henri VII pour la guerre d’Ecosse. Le roi fait emprisonner John More et Thomas More se retire en France (1508).

L’avènement d’Henri VIII (1509) marque le début d’une brillante carrière politique. Le roi le prend comme maître des requêtes, puis à son Conseil privé, et l’envoie en missions diplomatiques et commerciales aux Pays-Bas (1515), où il rédige L’Utopie, puis à Calais (1517). Il est nommé en 1521 trésorier de la Couronne, et en 1525 chancelier de Lancastre. Il fait partie de la délégation qui négocie en 1529 la paix avec l’Espagne.

Il est élu en 1523, contre son gré, speaker du Parlement.

La même année, il commence à participer à la polémique contre les thèses de Luther, ce pour quoi son ami l’évêque Tunstal le mandate en 1528 : il rédigera sept livres en anglais jusqu’en 1533.

Il accède en 1529 à la plus haute charge, celle de chancelier du Royaume, premier laïc nommé à ce poste.

Mais la volonté du roi d’épouser Anne Boleyn, dont il s’est épris en 1527, se heurte au refus du pape d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon, ce qui amène Henri VIII à rompre avec Rome. Ce schisme est à l’origine de l’Église anglicane.

Thomas More, fidèle à une chrétienté unie, démissionne alors, le 16 mai 1532.

Après diverses tracasseries, le roi fait exiger des prêtres et de Thomas More, puis d’autres laïcs, un serment reconnaissant la suprématie spirituelle du roi. More, s’y refusant, est emprisonné à la Tour de Londres, puis jugé coupable de haute trahison et condamné à mort. Le roi permettant qu’il fût décapité et non pendu, More commente : “Dieu préserve mes amis de la faveur du roi”. Il est exécuté le 6 juillet 1535.

Thomas More a été béatifié en 1886 et canonisé en 1935. Le calendrier liturgique a étendu à partir de 1970 sa fête à l’Église universelle. Le pape Jean-Paul II l’a fait patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques en l’an 2000.

Œuvres Thomas More est surtout connu pour son essai politique et social De optimo statu rei publicae deque nova insula Utopia (L’Utopie). Celui-ci n’est toutefois qu’un élément d’une œuvre écrite considérable : traductions du grec, épigrammes latines, poésies, traités, mais aussi des ouvrages qui témoignent d’une spiritualité profonde.

Utopia

 

Utopia, gravure d'Ambrosius Holbein (1518).

 

Utopia, gravure d’Ambrosius Holbein (1518).

Le mot « utopie » est formé à partir du grec ou-topos, qui signifie en aucun lieu ou bien, dans le monde des idées, en tout lieu (du grec eu-topos).

Dans cet ouvrage écrit sur le mode du dialogue avec un narrateur, l’explorateur Raphaël Hythlodée, Thomas More prône la tolérance et la discipline au service de la liberté, à travers le portrait d’un monde imaginaire, proche de l’idéal de l’auteur.

Thomas More est témoin des ravages sociaux qu’engendre dans l’Angleterre du XVIe siècle le premier mouvement des enclosures. Alors stimulée financièrement par le développement de l’industrie lainière, l’aristocratie tudorienne se met à créer de grands élevages privés de moutons. Cette irruption de la propriété privée capitaliste dans le monde rural se fait au détriment des terrains communaux et de leurs usages collectifs, liés aux anciennes tenures qui contribuaient à la subsistance des familles paysannes dans le cadre du régime féodal. Ce mouvement fut mené avec des conséquences sociales dramatiques, car il jetait sur les chemins une masse de gens dénués de tout moyen d’existence, mais aussi et surtout avec une brutalité inouïe. Thomas More dénonce ces conséquences et cette brutalité dans la première partie d’Utopia.

Dans la deuxième partie, More décrit l’île d’Utopie, contrepoint lumineux à l’Angleterre de son temps. Comme celle de la république de Platon, l’économie utopienne repose sur la propriété collective des moyens de production et l’absence d’échanges marchands. Cette société, composée d’une cinquantaine de villes gérées de manière semblable, vit sans monnaie, et les échanges collectifs y prennent la place de l’accumulation privée qui cause en Angleterre les malheurs du peuple. La première mission du Sénat, qui compte trois députés par ville, est la statistique économique, permettant la péréquation des richesses entre villes. Utopie commerce intensivement avec l’étranger.

Pacifiques et respectueux de la liberté religieuse, les Utopiens reconnaissent cependant, tous ou presque, un être suprême et l’immortalité de l’âme ; plusieurs embrassent la doctrine chrétienne que leur présentent leurs visiteurs. Fondée sur la volonté de “vivre selon la nature”, la morale publique d’Utopie est rigoureuse, condamnant la dissimulation, la chasse, les jeux de hasard, la polygamie et l’adultère ; le divorce par consentement mutuel est possible.

Postérité d’Utopia

Réalité n’est pas vérité mais seulement état du moment : grand humaniste et très instruit, Thomas More était un réaliste intransigeant , attentif à l’inacceptable. L’Utopie, satire de l’Angleterre de son temps, et affirmation du souhaitable, se conclut par un avertissement quant à la faisabilité d’une réforme allant dans ce sens : “je le souhaite plus que je ne l’espère“. Il s’agit donc, sans doute, plutôt d’une invitation à l’action, considérant certes ses difficultés inhérentes, que d’une expectative, vaine car pleine d’une espérance stérile.

Au XVIIe siècle, la vision communiste de l’Utopie fut reprise par des mouvements à la fois sociaux et religieux (Diggers, Levellers) qui essayèrent de traduire en actes leur lecture de l’Évangile en collectivisant les terres.

Résurgence moderne de la République platonicienne, le terme d’utopie fut repris par les grands projets socialistes du XIXe siècle, avec bien d’autres sources souvent plus idéologiques :

Citations Thomas More, mosaïque commémorative sur la façade de la maison où il vécut (Beaufort street - Londres)

 

 

Thomas More, mosaïque commémorative sur la façade de la maison où il vécut (Beaufort street – Londres)

  • On ne peut bien vivre là où tout est en commun. Comment l’abondance de produits peut-elle se réaliser là où chacun essaye de se soustraire au travail, étant donné qu’il n’est point stimulé par la pensée de son propre profit et que la confiance dans le travail de l’autre le rend indolent ? (Utopia)
  • La paresse est une injustice, elle est sévèrement condamnée. Mais rares sont les Utopiens qui y succombent, car on ne consacre que six heures par jour au travail : trois le matin et trois l’après-midi. Le reste du temps se passe à des plaisirs honnêtes « fondés sur la nature et la vérité », et à l’étude des belles-lettres dont nul n’est écarté.
  • En vérité, mon enfant, je suis bien décidé à ne jamais cheviller mon âme au dos de qui que ce soit, serait-ce même le plus saint des hommes que je connaisse de nos jours; car je ne sais où il pourrait la porter. (Lettre à sa fille, août 1534)
  • Depuis que tu nous as quittés, très cher Érasme, j’ai reçu en tout trois lettres de toi. Si je te disais que je t’en ai envoyé trois en réponse, tu ne me croirais probablement pas, même si je mens de l’air d’un petit saint. Car tu me connais bien : paresseux quand il s’agit d’écrire et ne poussant pas le culte de la véracité jusqu’à confondre dans une même horreur le mensonge joyeux et le parricide. (Première lettre à Erasme, 1516)
  • Si dans ce monde, rien ne me retient, si tout est immonde, que la vie ne vaut rien, je me perds à rester, rien ne sert de pleurer.

Postérité

MORE a inspiré à Érasme son Éloge de la folie, qu’Érasme lui a d’ailleurs dédiée (Extraits de l’Éloge de la folie).

  • Utopia est passé dans le langage courant : une utopie signifie un rêve impossible, un désir inaccessible, même si le caractère irrationnel d’une utopie n’est apparu qu’il y a peu.
  • Gargantua et Pantagruel, les héros éponymes de François Rabelais font séjour dans la ville d’Utopie, dont le nom est dû à Thomas More.
  • Il est la seule personnalité à la fois vénérée par les catholiques (saint Thomas More) et figurant en bonne place parmi les précurseurs du socialisme sur un obélisque au pied du Kremlin à Moscou.

Bibliographie de Thomas More



Textes traduits et présentés par Germain Marc’hadour, Namur, 1962.

  • La tristesse du Christ, texte latin et traduction sous la responsabilité de Henri Gibaud, Pierre Téqui, 1990.
  • Ecrits de prison, précédés de La vie de Sir Thomas More par William Roper, choix et traduction de Pierre Leyris, Seuil, 1953, 1981.
  • Les vérités dernières, trad. M. Cl. Phélippeau, s.l. [Angers], 2001.
  • The Complete Works of Thomas More, 15 volumes, en 21 tomes, édités par Yale University, New Haven et Londres, 1963-1997.
  • Correspondence of Sir Thomas More, éd. E.F.Rogers, Princeton University Press (1947, réimpr. 1970).

Biographies

  • Philippe Godding, Petite vie de Thomas More, Desclée de Brouwer, 2002.
  • André Merlaud, Thomas More, Editions SOS, 1973.
  • Jacques Dufresne, L’expérience de Dieu avec Thomas More, (introduction et textes de Thomas More choisis par Jacques Dufresne), Fides, 1999.
  • Louis Bouyer, Sir Thomas More, humaniste et martyr, CLD, 1984.
  • Germain Marc’hadour, Thomas More, un homme pour toutes les saisons, Les éditions ouvrières, 1992.

Fiction

IMAGINAIRE D’UTOPIA

 

 

documents annexes: Cité idéale

Cité idéale, attribuée à Piero della Francesca

Cité idéale, attribuée à Piero della Francesca


La Cité idéale est une aspiration à la perfection architecturale, sociale (morale) et politique.

La réalisation d’une cité idéale est un des grands rêves des sociétés urbaines ou en voie d’urbanisation. Le terme pourrait sembler synonyme d’utopie si certaines de ces cités n’avaient été construites dans les faits. Il s’agit cependant de réalisations idéales au sens où, contrairement à la cité spontanée, qui se développe peu à peu selon les besoins en fonction de décisions multiples, et donc de façon organique et parfois anarchique, la cité idéale se conçoit avant de se construire, et sa fondation résulte d’une volonté unifiée.

Ainsi ces anciennes cités qui, n’ayant été au commencement que des bourgades, sont devenues par succession de temps de grandes villes, sont ordinairement si mal compassées, au prix de ces places régulières qu’un ingénieur trace a sa fantaisie dans une plaine
(René Descartes, Discours de la méthode, seconde partie)

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Antiquité et Moyen Âge 

Dès l’antiquité, les hommes rêvent d’édifier une cité idéale comme en témoigne le mythe de la Tour de Babel[1]. Le sujet apparaît chez les philosophes grecs dans le contexte particulier de la cité-état, La République de Platon (-427 à -348 av. J.-C.) en étant le plus célèbre exemple. Or, de fait, dès le VIIe siècle av. J.-C., on note une tentative pour rationnaliser l’espace dans les villes nouvelles. Certaines colonies grecques comme Sélinonte[2] sont construites selon un plan à damier encore grossier, dit plan hippodamien[3]. Cette rationalisation de l’espace urbain, dont la paternité a longtemps été attribuée à Hippodamos de Millet (Ve siècle av. J.-C.), montre un souci de planification urbaine qui rejoint les préoccupations des philosophes. Selon Aristote, Hippodamos est à la recherche de la cité idéale au sens où l’organisation de l’espace urbain s’applique à traduire l’organisation de la république idéale [4], et on lui attribue le plan en damier du Pirée, ainsi qu’en -479 av. J.-C. la reconstruction de Milet, incendiée par les Perses.

Dans sa Politique, Aristote se préoccupe de l’organisation sociale et urbanistique de la cité idéale, après avoir critiqué la République de Platon et les cités existantes. Organisation de l’espace, organisation sociale et organisation politique rationnelles sont les axes selon lesquels les philosophes pensent la cité idéale, à laquelle les architectes et les premiers urbanistes se sont déjà attaqués sur le terrain.

Au Moyen Âge, le plan hippodamien est toujours utilisé dans la création des villes nouvelles, par exemple les bastides[5]. Selon Jacques Heers[6], le fractionnement de l’espace urbain en espaces privés, l’absence d’un pouvoir central fort s’opposent à la conception et la réalisation de grands projets publics.

Quoi qu’il en soit, le christianisme, s’appuyant sur le texte de l’Apocalypse de Saint Jean, offre aux fidèles la promesse d’une cité idéale qui n’est pas de ce monde, la Nouvelle Jérusalem[7]. La cité idéale à laquelle les hommes doivent travailler, c’est La Cité de Dieu de Saint Augustin.

De la Renaissance à la révolution 

Plan de Palmanova

Plan de Palmanova

Les utopies 

Avec le retour de la cité-état, l’organisation de la ville et de la société idéale est un des grands thèmes de l’humanisme italien de la Renaissance. Le thème du bon gouvernement[8] se décline chez les philosophes, les juristes, les artistes, notamment les architectes, comme Le Filarète, qui dans son traité d’architecture en 25 volumes présente les plans d’une cité idéale, Sforzinda.

Dans le Songe de Poliphile, Francesco Colonna décrit une cité idéale sur l’île Cythérée. C’est aussi sur une île que Thomas More situe son Utopia (1516). François Rabelais (L’abbaye de Thélème)[9], Johann Eberlin von Günzburg, (Wolfaria, utopie protestante)[10], Francis BaconLa nouvelle Atlantide), et Tommaso Campanella (La Cité du Soleil) imaginent eux aussi des sociétés idéales, parallèlement aux juristes comme Jean Bodin qui recherchent, eux, à élaborer une constitution idéale pour réformer les communautés existantes. Campanella est notamment très préoccupé par l’organisation d’un espace urbain qui épouse parfaitement l’organisation économique, sociale et politique de la cité. (

Avec la redécouverte des œuvres de Vitruve et les écrits de Leone Battista Alberti, la cité idéale se décline aussi dans l’art[11].

Les expériences 

Ces utopies vont s’actualiser dans l’urbanisme. Palmanova, ville fortifiée, avec sa forme d’ étoile à neuf branches, vise à la fois la perfection formelle et stratégique. Sabbioneta réorganisée au XVIe siècle par le duc de Mantoue[12], est également une cité-forteresse idéale en miniature.

Citons encore les villes nouvelles de Charleville, Richelieu (Indre-et-Loire), bâtie sur un plan hippodamien à l’instigation du cardinal de Richelieu.

L’utopie uniquement sociale des anabaptistes de Münster, qui tentèrent d’instaurer une théocratie dans leur ville, fera peu d’émules. En revanche l’expansion coloniale permet à de petits groupes européens d’exporter leurs idéaux sous des cieux plus propices à l’expérimentation. Les missions jésuites du Paraguay embrigadent les Guaranis dans une expérience qui durera du début du XVIIe siècle à 1767. Les Puritains du Mayflower qui fuient l’Angleterre anglicane pour fonder une société nouvelle en Nouvelle-Angleterre se préoccupent moins d’urbanisme que de liberté religieuse, mais la fondation de Philadelphie en 1681 par le quaker William Penn renoue avec la tradition de la cité utopique dont l’architecture même reflète la société idéale qu’elle prétend fonder.

Enfin au XVIIIe siècle, Claude Nicolas Ledoux (1736-1806)[13], est l’instigateur d’un des plus remarquables exemples de cité idéale dont la construction ait été tentée : la Saline royale d’Arc-et-Senans.

L’idée qu’il est possible de jeter les bases d’une société meilleure dans la cité poursuit donc son essor, notamment parmi les révolutionnaires français qui, tel Saint-Just [14], n’auront pas le temps de réaliser leurs rêves d’une république vertueuse et idéale.

XIXe siècle 

New Harmony, projet de communauté du socialiste utopique Robert Owen

New Harmony, projet de communauté du socialiste utopique Robert Owen

Au XIXe siècle, ce sont les phalanstères de Fourier, qui inspirent au socialiste britannique Robert Owen des réformes de l’usine de New Larnark, puis l’idée de communautés utopiques qu’il tente de réaliser mais sans succès[15]. Citons aussi Étienne Cabet et son projet d’Icarie, Jean-Baptiste André Godin et son familistère, les communautés de saint-simoniens[16]. Avec l’avènement du transport ferroviaire, un mouvement pour le retour à la nature se dessine avec les cités-jardin britanniques dont l’idée est adoptée en France.

XXe siècle 

Brasilia : on distingue encore le plan original en forme d'oiseau

Brasilia : on distingue encore le plan original en forme d’oiseau

Les critiques 

La cité idéale est critiquée dès l’antiquité par Aristophane. Dans Les Oiseaux, il imagine la construction d’une ville idéale dans les airs, Néphéloccocygia. Différents charlatans se présentent, notamment un géomètre, Meton, venu toiser l’air et le partager en rues : J’applique une règle droite, de manière à ce que tu aies un cercle tétragone ; au centre est l’Agora, les rues qui y conduisent sont droites et convergentes au centre, ainsi que d’un astre, qui est rond de sa nature, partent des rayons droits qui brillent dans tous les sens[19] Jonathan Swift fera de même dans Les voyages de Gulliver (Laputa) qui montre les architectes commencer la construction des maisons par le toit.

Dans Les Cinq Cents Millions de la Bégum, Jules Verne oppose deux projets de ville idéale.

A FINIR:   en construction

 

 

 

 


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