ENUGMIS 129: LE MONDE DE MARVEL! KIRBY ET STAN LEE CREATEURS DE SUPER- HEROS!

D’OU VIENNENT TOUS CES SUPER- HEROS QUI ENVAHISSENT NOS ECRANS?

Marvel Comics (originellement Timely Comics, anciennement Atlas Comics), parfois qualifiée de « Maison aux idées » par les Américains, est avec DC Comics l’un des deux principaux éditeurs américains de bandes dessinées.

Historique

Marvel Comics a été à l’origine, au début des années 1960, d’une importante rénovation de la figure du super-héros grâce aux deux principaux artisans qu’ont été le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby. Il a également fait connaître de grands auteurs fantastiques aux jeunes générations, en adaptant en BD les meilleures nouvelles de Robert Bloch, Ray Bradbury, Lovecraft… Marvel Comics fait aujourd’hui partie du groupe Marvel Enterprises.

KIRBY LE MAITRE DES COMICS :

Premières années

Ses parents sont des immigrés d’Europe centrale aux États-Unis d’Amérique. Il passe son enfance à Brooklyn où il partage ses loisirs entre la rue, le cinéma et la lecture de romans d’aventure et de pulps. Il commence sa carrière comme intervalliste au studio d’animation Fleisher. Il aborde ensuite les comic strips par le syndicat Lincoln Features puis les comic books par le studio de Jerry Igel et Will Eisner. Durant ces premières expériences, il a déjà une production pléthorique et multiplie les pseudonymes. Un va rester : Jack Kirby.

Simon & Kirby

Jack Kirby rencontre au début des années 1940 Joe Simon avec qui il va former le duo d’auteurs le plus prolifique et le plus talentueux de l’âge d’or des comics.

Timely

Leur première réussite est la création en 1941 pour Timely, la futur Marvel, du super-héros patriote par excellence Captain America.

 

Pour le même éditeur, ils créeront Young Allies et The Vision.

DC Comics

Forts de leur succès, Simon & Kirby vont chez DC pour créer de nouveaux best-sellers comme The Newsboy Legion, The Boys commandos et une curiosité : une nouvelle version d’un super-héros déjà existant qui sera de nouveau repris cinquante ans plus tard par Neil Gaiman : The Sandman.

L’après-guerre

Jack Kirby et Joe Simon furent tous les deux mobilisés en 1942 pour la Seconde Guerre mondiale. Ils revinrent aux États-Unis en 1945 où ils travaillèrent pour l’éditeur Harvey (Stuntman, Boy Explorers). Et surtout ils créèrent leur propre maison d’édition : Prize-Crestwood. Ils s’y libérèrent complètement en créant les premiers comics à l’eau de rose (Young Romance, Young Love, Young Brides), des westerns échevelés (Boy’s Ranch, Bullseye), un comics sur le paranormal (Black Magic) et une auto-parodie de Captain America (Fighting American). La campagne anti-comics menée par le psychiatre Fredric Wertham eut raison de Prize-Crestwood comme de nombre d’autres éditeurs des années cinquante. Jack Kirby et Joe Simon terminèrent ainsi leur collaboration d’une quinzaine d’années. Simon s’intéressa au marché de l’art tandis que Kirby allait révolutionner les comics.

Atlas devient Marvel

En 1956, Kirby créa Sky Masters, un comic strip de science-fiction encré par Wallace Wood.

 

En 1958, il revint chez DC pour The Challengers of the Unknown, un quatuor d’aventuriers précurseurs. En 1959, il rejoignit Atlas, anciennement Timely où il rencontra un jeune scénariste et éditeur, un certain Stan Lee. Kirby se coula d’abord dans le moule de l’éditeur en réalisant des histoires de monstres et d’extraterrestres tentant vainement de conquérir la terre, comme Fin Fang Foom.

C’est en 1961 que Kirby et son nouveau compère Lee vont créér un nouveau type de super-héros : The Fantastic Four (Les Quatre Fantastiques).

Ce qui les différenciaient de leurs prédécesseurs, c’est que leurs aventures se s’arrêtaient pas avec la neutralisation des super-vilains mais continuaient dans leurs vies quotidiennes avec des problèmes d’argent, d’amour, de famille et autres.

Ce côté soap opera prit une grande part dans leur énorme succès et ouvrit la voie à la transformation du petit Timely en grand Marvel. Sous la houlette de Lee et aux côtés de nombreux artistes talentueux –tels Steve Ditko, John Romita Sr, John Buscema

 

Kirby coinventa de nombreux super-héros qui firent la gloire de Marvel : Hulk, Thor, les X-Men, Iron Man, le Surfer d’Argent et d’autres.

 

Pendant une dizaine d’années, Kirby contribua pleinement au développement de l’univers Marvel fait de continuité entre les différentes aventures des super-héros et d’ancrage de ces héros dans la vie contemporaine. Stan Lee, qui s’appelait lui-même The Man, surnomma Jack Kirby The King d’après l’importance de son travail. Ce titre lui resta mais en 1970, en désaccord avec la grande maison d’éditions qu’était devenu Marvel, Kirby la quitta.

 

Le Quatrième Monde chez DC Comics

Kirby revint, encore, chez DC avec l’ambition de créer d’un coup un univers entier, cohérent et réparti sur quatre comic books : Superman’s Pal Jimmy Olsen, New Gods, Forever People & Mister Miracle.

 

Des dieux, issus de deux mondes antagonistes et menés par Highfather et Darkseid, se livraient à des affrontements immémoriaux qui allaient maintenant se répercuter sur Terre : ainsi naquit The Fourth World (le Quatrième Monde). Dans ces comics, Kirby ne mit aucun frein à son imagination et y introduisit d’inombrables concepts : les tubes boum, les boîtes-mères, la Source, l’équation de l’Anti-Vie, l’Astro-force, les rayons alpha et omega, etc.

 

Malgré le grand investissement de Kirby, DC, insatisfait de leurs ventes, annula ces comics. Ce fut la dernière fois que Kirby se donna autant pour ses comics. Il continua à faire bénéficier DC de son inspiration qui était néanmoins loin d’être tarie dans des comics comme Kamandi, The Demon ou Omac. Mais durant ces années 1970, bien qu’ayant acquis la reconnaissance due à un grand des comics, Kirby n’était plus en phase avec le public.

 

Retour chez Marvel

En 1975, Kirby retourne pour la dernière fois chez Marvel mais, à part la reprise de Captain America, il ne lui fut confié que des titres secondaires comme Black Panther ou une serie de comics librement inspirés du film de Kubrick, 2001. Cela ne l’empêcha pas de créer de nouvelles séries de comics comme Devil Dinosaur ou The Eternals. Cette dernière série introduisit d’ailleurs les personnages des Célestes, sorte de géants cosmiques, qui sont encore aujourd’hui une des bases de l’univers Marvel. Cette collaboration avec l’éditeur dont il avait été l’artisan du succès se termina définitivement en 1978.

 

Dernières années

Vivant maintenant sur la côte ouest des États-Unis où sont installés les principaux studios américains d’animation, Kirby se tourne pour quelques années vers le dessin animé. Durant toute sa carrière, Jack Kirby travailla principalement sur des personnages dont il n’avait pas les droits. En 1981, l’éditeur Pacific Comics lui proposa de réaliser des comics dont il serait pleinement propriétaire ; le résultat fut Silver Star, explorant le génie génétique, et Captain Victory & the Galactic Rangers, aventure de science-fiction échevelée. En 1986, un procès l’opposa à Marvel qui refusait de lui rendre ses originaux si Kirby n’apposait pas sa signature sur un contrat par lequel il reconnaissait Marvel comme seul propriétaire des droits sur les personnages qu’il avait co-créés . Un accord fut trouvé mais cet affrontement juridique fut l’occasion pour la profession des auteurs de comics de témoigner de leur solidarité et de leur reconnaissance artistique au King of Comics.

A la fin de sa vie, Jack Kirby créa de nouvelles séries pour deux éditeurs Topps comics et Image. Pour les premiers il créa quatre séries “Bombast”, “Captain Glory”, “Nightglider”, “Satan’s six”. À part le concept de base, les couvertures et quelques splash pages, Kirby ne s’investit pas beaucoup dans ce projet. Il en va différemment pour la série créée pour Image “Phantom force” qui comporte deux numéros. Un numéro zéro fut publié plus tard par l’éditeur West Coast Génésis avec lequel devait travailler Kirby avant que la mort ne l’emporte.

Jack Kirby fut un véritable faiseur de la culture populaire américaine. Aux comics, il apporta la fougue des romans d’aventure et le dynamisme du cinéma. Mais il les enrichit aussi de codes d’expression propres comme les splash-pages (images de pleine page contrastant brutalement avec des planches découpées en cases) ou comme le krackle (crépitement visuel servant à rendre aussi bien le bouillonnement de l’eau que les décharges d’énergie) ; ces codes sont toujours utilisés. Par leur stylisation de l’action, par la puissance qu’ils insufflaient aux personnages et par l’âpreté de leurs mises en page, les comics de Jack Kirby ont marqué durablement leurs lecteurs d’alors et les auteurs d’aujourd’hui.

En 2000, Marvel lança à l’instigation de Joe Quesada et Bill Jemas, ses dirigeants de l’époque, la ligne Ultimate pour essayer d’attirer un nouveau lectorat en se débarrassant des contraintes de la continuité et avec des héros remis au goût du jour. Bien que ces comics comptent parmi les meilleures ventes de Marvel, le projet est un échec partiel, n’arrivant pas s’affirmer de manière décisive en dehors du lectorat traditionnel de l’éditeur.

En France, les revues de Marvel ont été diffusées par les éditions Aredit et les éditions Lug devenues Semic et enfin par Panini Comics.

STAN LEE/ l’éditeur.

Stan Lee, de son vrai nom Stanley Martin Lieber, est né le 28 décembre 1922 à New York (États-Unis). Il est scénariste et directeur de publication américain.

Biographie [modifier]

 

Stan Lee

 

Stan Lee

Lee est (avec des artistes tels que Jack Kirby et Steve Ditko) le co-créateur de dizaines de super-héros qui sont le fondement de l’univers partagé dans lequel évoluent les personnages de la firme Marvel Comics. Le succès de ses personnages propulsa Marvel Comics du rang de petite société d’édition à celui de groupe industriel multimédia.

Alors qu’il était encore mineur, Lee commença à travailler comme copyboy pour l’éditeur Martin Goodman et sa société Timely Comics. Sa première œuvre publiée fut une page de texte dans la revue Captain America. Bien vite, Stan Lee devint scénariste à part entière. À 17 ans, il devint le plus jeune directeur de publication dans l’industrie des comics.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Stan Lee servit dans le service de communications de l’US Army. Il était chargé de rédiger des manuels utilisateurs et d’écrire les scénarios de films de divertissement. Il arrivait même qu’on lui demande de dessiner ou d’écrire des slogans.

De retour à la vie civile, Lee reprit ses fonctions chez Timely Comics. Pendant les années 1950, il écrivit des scénarios de comics dans tous les genres en vogue à l’époque : romance, guerre, horreur, histoires de monstres.

En 1961, Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby créèrent la série Fantastic Four. Le succès du titre fut tel que Stan Lee lança toute une gamme de comics dans la lignée de ce titre : Spider-Man, Hulk, Daredevil, les X-Men, Thor, Docteur Strange et bien d’autres.

Stan Lee était directeur de la publication et écrivait les synopsis de la plupart des séries publiées par Marvel dans les années 1960. Il s’occupait aussi du courrier des lecteurs et du rédactionnel des revues. Pour supporter une telle charge de travail, il inventa le mode de production des comics qui est aujourd’hui connu sous le nom de Marvel-style. S’appuyant sur des dessinateurs très compétents, Stan Lee se contentait de leur raconter les grandes lignes de l’histoire à illustrer. Le dessinateur était alors chargé de mettre en page l’histoire de manière à atteindre le nombre de pages allouées dans la revue. Une fois l’histoire dessinée, Stan Lee ajoutait les dialogues. En fait, les dessinateurs étaient les co-scénaristes des séries qu’ils illustraient.

La part de mérite qui revient à Stan Lee ou aux dessinateurs (en particulier Jack Kirby et Steve Ditko) dans la création de l’univers Marvel est encore l’objet de nombreux débats. Selon certains, Lee a une facheuse tendance à tirer la couverture à lui. Pour d’autres, Lee surestime le rôle qu’ont eu les artistes dans le processus de création.
Lee réinventa le genre des comics de super-héros. Il fit de ses personnages des êtres humains faillibles et imparfaits. Ses héros étaient colériques, mélancoliques, vaniteux ou avides. Les prises de becs entre eux étaient fréquentes. Et leurs soucis étaient ceux de monsieur tout-le-monde : les factures à payer, la maladie de leurs proches, les querelles avec leur petite amie… Autrement dit, des personnages dans lesquels les lecteurs trouvaient un écho à leurs propres problèmes.

Dans les années 1970, Stan Lee est devenu l’ambassadeur de Marvel Comics. Il a déménagé en Californie en 1981 pour participer aux projets d’adaptation de ses personnages à la télévision et au cinéma.

En 1992, il profita du lancement de la ligne Marvel 2099 pour lancer une nouvelle série, Ravage 2099, mais il fut vite remplacé.

En 2001 il travailla pour DC Comics, son éternel rival en scénarisant les comics Just Imagine, dans lesquels il réinventait les plus grands héros de DC en appliquant les recettes qui avaient fait son succès chez Marvel Comics à la grande époque.

Il a été producteur exécutif et a fait des apparitions à la Hitchcock dans la plupart des adaptations cinématographiques Marvel

 


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