ENIGME 149: L’ENIGME DU PRIEURE DE SION?

 

 

 

ENIGME 149: LE PRIEURE DE SION, MYTHE OU REALITE?

 

 

De nombreux documents utilisés dans cette affaire comme les fameux “dossiers secrets” sont-ils faux ou vrais?

C’est en lisant ces excellents articles que vous pourrez EN SAVOIR PLUS!

 

 

Prieuré de Sion.

Le « mythe ».


D’après les Dossiers secrets, documents considérés comme les archives du Prieuré de Sion, la fraternité en question aurait compté parmi ses membres un grand nombre de personnages qui figurent parmi les plus illustres de l’histoire et de la civilisation occidentale plus ou moins liés à l’occultisme :

 

Toujours selon ces dossiers secrets, le Prieuré de Sion comprenait 1 093 membres, structurés en sept niveaux. À mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie, le nombre des membres se divise par trois, jusqu’à la charge de nautonier, exercée par une personne seule.

  1. Preux (729 membres)
  2. Ecuyers (243 membres)
  3. Chevaliers (81 membres)
  4. Commandeurs (27 membres)
  5. Croisés de Saint-Jean (9 membres)
  6. Princes noachites de Notre-Dame (3 membres)
  7. Nautonier (1 membre)

L’Énigme sacrée indique que le Prieuré aurait autrefois constitué d’autres organisations secrètes telles que les Templiers, les Rose-Croix, les Francs-Maçons… Les secrets entourant le Prieuré de Sion engloberaient également l’alchimie, ainsi que les thèmes légendaires concernant les croisades et les Templiers (les mystères de la Famille Sinclair, Bérenger Saunière, le trésor de Rennes-le-Château) et d’autres encore…


les recherches et les conclusions des historiens: La réalité.

Le Prieuré de Sion, mentionné pour la première fois en 1956, est une société secrète fictive inventée par le mystificateur français Pierre Plantard. Dans une série de faux documents déposés à la Bibliothèque nationale au milieu des années 1960 et intitulés Dossiers secrets d’Henri Lobineau, Plantard présente le Prieuré comme une confrérie remontant à 1099, liée à l’Ordre du Temple et dont la mission aurait été de préserver le secret d’une descendance cachée des Mérovingiens pour la restauration d’une monarchie mérovingienne en France.

Bien que le Prieuré de Sion ait une existence « officielle », la réalité est bien moins mystérieuse et ésotérique: il s’agit d’une association loi de 1901 fondée le 7 mai 1956 par Pierre Plantard (secrétaire général), André Bonhomme (président), Jean Deleaval (vice-président), Armand Defago (trésorier) et dont les statuts sont déposés à la sous-préfecture de Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie). Elle prend pour sous-titre l’acronyme CIRCUIT (Chevalerie d’institution et règle catholique et d’union indépendante traditionaliste) et comme emblème un coq blanc. Plantard, accusé de fraude devant la justice française en 1992 a avoué sa supercherie qui était censée le mettre sur le trône de France en tant que descendant des Mérovingiens.

JE RECOLLE LES ARTICLES SUR L’ABBE SAUNIERE /L’AFFAIRE DE RENNES LE CHATEAU ET L’AFFAIRE DES TEMPLIERS, A LA FIN DE CET ARTICLE: sinon sur notre blog, ils correspondent aux ENIGMES N° 21 ET 101.

Le 27 décembre 2002, un communiqué fut publié sur du papier à en-tête officiel, annonçant publiquement la réactivation de la société. Le message était signé de Gino Sandri, ancien secrétaire particulier de Pierre Plantard, sous le titre de secrétaire général, et d’une femme anonyme, censée être le nouveau nautonier. Cependant, de nombreux experts y virent un coup publicitaire.


La fiction littéraire

Mais malgré cet aveu, de nombreux auteurs anglo-saxons ont rajouté à ce mythe moderne, créant un enchevêtrement sans fin de théories et de contre-théories.

En 1982, les auteurs d’histoire alternative Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh obtiennent de Plantard toutes les informations necessaires pour écrire le best-seller international L’Énigme sacrée. Ils ajoutent dans cet essai que la dynastie mérovingienne descendrait directement de Jésus et de Marie-Madeleine et que, dans cette optique, la mission du Prieuré — qu’ils présentent comme réelle — serait donc de cacher l’existence de cette « sainte lignée ».

Les trois coauteurs établirent un lien entre cette mission et le thème du Graal, traditionnellement associé aux Templiers, en prétendant que le « Graal » ne serait qu’une métaphore pour désigner cette descendance supposée du Christ. Mais, en réalité, Pierre Plantard n’a jamais confirmé cette hypothèse. Il s’en défendit même lorsqu’il fut discrédité, en supposant une origine plus récente reliée à l’énigme de Rennes-le-Château ( voir notre énigmes N° 21)

Umberto Eco, dans son roman de 1988 Le Pendule de Foucault, a illustré le système d’association sans preuve qui constitue le fondement de la prétendue société secrète.

Dans la série de romans historiques Les Enfants du Graal (1991 à 1997) de Peter Berling, le Prieuré de Sion y protège les deux héros, Roç et Yesa, qui y sont présentés comme des descendants de Jésus. Elle met aussi en scène Guillaume de Gisors et Marie de Saint-Clair, deux des grands maîtres de la société.

Dan Brown, quant à lui, a repris tous ces thèmes pour construire l’intrigue de son Da Vinci Code.

La trame de ce roman s’appuie en réalité sur l’histoire de l’abbé Saunière de Rennes le Château. Autour de la relation entre Jésus-Christ et Marie-Madeleine, sur laquelle le roman de Dan Brown décline son énigme, se greffe le Prieuré de Sion. La société secrète est ici présentée comme une des clefs de voûte de l’hypothétique descendance de Jésus-Christ. Cette fiction navigue ainsi entre semblant de vérité et parfum de complot et dans laquelle Leonard De Vinci, le Saint Graal (sous une symbolique un peu particulière), les Templiers, les Cathares et les Franc-Maçons viennent s’ajouter pour amplifier le mystère.

( VOIR NOTRE ENIGME N° SUR LES TEMPLIERS)

CET EXCELLENT ARTICLE DEVRAIT REMETTRE LES CHOSES A LEUR PLACE.

Le culte du Da Vinci Code

par Robert Sheaffer

Voici un article originellement paru dans la revue américaine Skeptic, vol. 11, n°4, 2005, traduit par Yann Kindo et reproduit ici avec l’aimable autorisation de Skeptic : www.skeptic.com

Beaucoup de choses ont déjà été écrites pour décoder, déconstruire et démentir le Da Vinci Code de Dan Brown, y compris le compte-rendu critique de Tim Callahan dans Skeptic. Mais le livre a depuis connu un succès culte, s’étant écoulé à plus de 25 millions d’exemplaires, et a été traduit en 44 langues, alors que l’édition de poche n’est même pas encore sortie ! Le 6 avril 2003, il a atteint la première place de la liste des best-sellers du New York Times et est resté dans ce classement 103 semaines consécutives (au moment où ce texte est écrit), dont la moitié en première position (et jamais en deçà du 5e rang). Par ricochet, les trois autres romans de Dan Brown se sont maintenant vendus à plus de 7 millions d’exemplaires, lui procurant un revenu estimé à 50 millions de dollars au cours des deux dernières années. Il faut ajouter à cela un film avec Tom Hanks, en cours de réalisation, une séquelle en cours d’écriture, et la parution à l’heure actuelle de plus de vingt autres livres documentaires écrits en réponse par d’autres auteurs, promettant d’aider les lecteurs à « décoder » d’une manière ou d’une autre l’ouvrage de Dan Brown. Et comme si cela ne suffisait pas, en mars 2005, le cardinal Tarcisio Bertone, responsable de l’orthodoxie de la doctrine au Vatican, a émis au nom de l’Eglise catholique une prise de position officielle, traitant le roman de « sac à mensonges » et demandant aux chrétiens de ne pas le lire. Pour ma part, au-delà du fait qu’il est utile de revisiter le Da Vinci Code, je pense que ses critiques ont été trop tendres et qu’il y a dans le livre des défauts plus graves qu’il faut exposer.

Par définition, un roman est de la fiction, et il pourrait donc sembler que la prise de position du cardinal Bertone est injustifiée. Mais, en fait, Brown dit dans le livre : « Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés » [ 

 

Quelle valeur ont donc les preuves que Dan Brown présente ?

Nos sources à propos du christianisme primitif

La principale assertion pour soutenir le révisionnisme historique radical de Brown se trouve dans les répliques d’un personnage du roman, Leigh Teabing, qui est une universitaire à la recherche du Graal : « Ce sont des reproductions des papyrus coptes de Nag Hammadi et des manuscrits araméens de la Mer Morte. Les premiers textes chrétiens. » (page 276). Ceci est spectaculairement faux. Les Manuscrits de la Mer Morte sont effectivement des documents historiques de la plus haute importance. Pourtant, ils ne nous donnent aucun renseignement direct sur le christianisme primitif. Alors que les Manuscrits de la Mer Morte ajoutent certainement énormément à notre connaissance du judaïsme au cours de la période historique pendant laquelle le christianisme est né et s’est diffusé, ils ne mentionnent nullement Jésus de Nazareth ni aucun de ses disciples, ni même le mouvement qui s’est fait connaître sous le nom de christianisme. Aussi, l’utilisation par Brown des Manuscrits de la Mer Morte comme une source qui est supposée révolutionner notre compréhension du christianisme antique est tout à fait grotesque. Quels sont les plus anciens textes chrétiens qui ont survécu ? Si vous voulez les lire, vous les trouverez dans le Nouveau Testament. Les chercheurs pensent que l’Epître de Paul, connu aujourd’hui sous le nom de Première aux Thessaloniciens, a été écrit au cours de son second voyage évangélique, à peu près en 51. Cela en ferait le plus ancien des documents chrétiens survivants. L’Epître aux Galates a probablement été écrit au cours du troisième voyage évangélique de Paul, aux alentours de 54-58. Les Actes des Apôtres semblent avoir été achevés en l’année 61, bien que certaines de ses parties semblent être plus anciennes, et des corrections semblent avoir été apportées quelques années plus tard [L’Enigme Sacrée

Le cœur de la thèse de Dan Brown est l’affirmation selon laquelle Jésus et Marie-Madeleine étaient mariés et ont engendré une lignée royale qui a survécu en secret jusqu’à nos jours. Cette opinion insensée a été popularisée pour la première fois dans le livre de 1982 écrit par Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln, L’Enigme Sacrée. La version de l’histoire par Brown est pour l’essentiel la même que la leur, et les auteurs de L’Enigme Sacrée font remarquer que la « Leigh Tabing » de Brown est formée du nom d’un des trois auteurs additionné de l’anagramme d’un autre. L’histoire est à ce point similaire que Baigent et Leigh réclament en justice 140 millions de Livres Sterling à Brown, assurant que les prémisses du Da Vinci Code et son architecture factuelle sont plagiées sur leur propre livre, qui s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires bien qu’il fût dénoncé par plusieurs commentateurs ecclésiastiques comme étant de la « pseudo-histoire ». Baigent a déclaré : « Que notre hypothèse soit vraie ou fausse n’est pas la question. Le fait est que c’est un travail que nous avons effectué et auquel nous avons consacré plusieurs années ». Un travail qui présente l’idée de la descendance royale de Jésus et Marie protégée par des sociétés ésotériques telles que l’Ordre des Templiers et le Prieuré de Sion, dont ils prétendent que Léonard de Vinci fut l’un des « Grands Maîtres » [

Quelle preuve y a t-il que quoi que ce soit de tout cela soit historiquement exact ?

A peu près aucune.

Commençons par le Prieuré de Sion.

Le Prieuré de Sion

Brown écrit : « Le Prieuré de Sion – une société secrète européenne fondée en 1099 – est une organisation réellement existante. En 1975, la Bibliothèque Nationale de Paris a découvert des parchemins connus sous le nom de Dossiers Secrets, identifiant plusieurs membres du prieuré de Sion, dont Sir Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci ».

Cette affirmation est directement reprise de L’Enigme Sacrée, qui postule dans son chapitre V : « D’après le texte, l’Ordre de Sion a été fondé par Godefroy de Bouillon en 1090, neuf ans avant la conquête de Jérusalem – bien qu’il y ait d’autres “documents du Prieuré” qui situent la date de fondation en 1099 ». Cela serait très impressionnant, si c’était vrai. Selon Brown, le but du Prieuré est de conserver le supposé secret du Saint Graal, de protéger la descendance de Jésus et Marie, et de préserver la connaissance du « Féminin Sacré » censé avoir été adoré pendant le christianisme primitif (mais effacé par l’empereur Constantin et ses partisans). Dans L’Enigme Sacrée, c’est en gros la même chose, sauf que l’aspect féministe/du « Féminin Sacré », qui est devenu très important dans des écrits féministes au cours des années 80, est absent parce qu’il n’a pas encore été popularisé. L’histoire réelle du Prieuré de Sion est esquissée en détails sur le site Internet www.priory-of-sion.com. Le supposé « ordre ancien » a en fait été fondé en 1956 par Pierre Plantard (1920-2000), un escroc français antisémite et anti-francs-maçons qui a souvent eu des problèmes avec la loi. A la suite de l’invasion de la France par les nazis, il est même allé jusqu’à écrire une lettre au Maréchal Pétain, chef du gouvernement fantoche de Vichy, soutenu par les nazis, dans laquelle il l’avertissait de complots judéo-maçonniques. En 1953, Plantard a passé six mois en prison pour captation abusive de propriété, et en 1956 il a été emprisonné pour 12 mois pour « détournement de mineur ». Dans L’Enigme Sacrée, nous apprenons que, selon les Dossiers Secrets, la lignée du Prieuré Royal Mérovingien remonte jusqu’à avant la guerre de Troie, jusqu’aux patriarches de l’Ancien Testament eux-mêmes. Quel est le degré de crédibilité de ces supposés documents ? Ont-ils été réellement trouvés dans les archives nationales françaises ? Techniquement, oui, ils ont été trouvés dans les archives au début des années 60. Pourtant, il n’y a aucune trace de leur entrée ou de leur enregistrement dans ces archives. Les documents semblent avoir été plantés là pour qu’on les y découvre, et, en l’absence d’enregistrement par les archivistes, ils ne peuvent aucunement être considérés comme authentiques. Alors, d’où viennent les Dossiers Secrets ? Nous avons appris toute l’histoire quand Plantard et son co-auteur Gérard de Sède se sont brouillés. Il est ainsi expliqué sur le site www.priory-of-sion.com : « Les parchemins en particulier ont été crées par Philippe de Chérisey, et le contrat pour le livre L’or de Rennes révèle qu’il avait le droit d’utiliser une partie des profits du livre pour fabriquer les “parchemins”. Les trois se sont divisés en 1967 quand Gérard de Sède a refusé de partager les droits d’auteurs du livre, et que Plantard et de Chérisey ont alors déclaré que les “parchemins” (la principale attraction du livre, qui l’a fait vendre) étaient une contrefaçon ». [En bref, le Prieuré de Sion n’a rien à voir avec une quelconque organisation de Croisés du Moyen Age.

La Conspiration de Constantin

Une autre assertion remarquable dans le Da Vinci Code est celle selon laquelle « la Bible, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été collationnée par un païen, l’empereur Constantin le Grand » (page259). Ou, comme l’un des personnages de Brown, Robert Langdon, l’explique à Sophie : « Selon le Prieuré, l’empereur Constantin et ses successeurs masculins ont substitué au paganisme matriarcal la chrétienté patriarcale. Leur doctrine diabolisait le Féminin Sacré et visait à supprimer définitivement de la religion le culte de la déesse. » (page 227).

Remarquez comment ce passage implique que la religion polythéiste gréco-romaine avait été tranquillement matriarcale et révérait la « déesse » jusqu’à ce que Constantin ait conspiré pour changer cela. Cette assertion vient heurter tout ce que nous savons des pratiques religieuses de l’Antiquité. Jupiter (ou Zeus) était le roi des dieux, le maître du monde, et était solidement accroché à son pouvoir. Même si des dieux et des déesses étaient adorés, il n’y a absolument aucun texte romain ou grec suggérant quelque chose ressemblant même vaguement à une forme de « matriarcat » ; les dieux masculins étaient clairement dominants. Par exemple, L’Iliade, avec sa chronique des machinations des dieux et des déesses, est une œuvre extrêmement guerrière et majoritairement articulée autour de thèmes masculins tels que la bravoure au combat. Les femmes sont des récompenses que l’on obtient par la bataille. Rien n’y suggère le « Féminin Sacré ».

 

 

NOUS CONFIRMONS CE GENRE D’ANALYSE: VOIR NOS ENIGMES SUR LE ROLE DES FEMMES DANS LES RELIGIONS ET LEUR STATUT (PLUSIEURS ENIGMES LA DESSUS. ) BILAN, SI LA FEMME A DANS CERTAINES SOCIETES ANCIENNES (LES CELTES) UN ROLE MATRIARCAL, CELA N’EST GUERE LE CAS DANS L’ANTIQUITE OU LA TENDANCE EST TRES MACHISTE VOIR HUMILIANTE POUR LA FEMME.

En 303, un quart de siècle plus tôt, l’empereur païen Dioclétien avait entrepris de détruire tous les textes chrétiens qui pourraient être retrouvés. Par conséquent, les documents chrétiens – surtout à Rome – ont pour ainsi dire disparu. Quand Constantin a commandé de nouvelles versions de ces documents, il a permis aux gardiens de l’orthodoxie de réviser, modifier et réécrire les textes selon leur bon vouloir, en fonction de leurs intérêts. C’est à ce moment que la plupart des altérations du Nouveau Testament se sont probablement produites et que Jésus a acquis le statut unique qui est le sien depuis lors. L’importance de la commission mise en place par Constantin ne saurait être sous-estimée » [Les auteurs de L’Enigme Sacrée ne citent aucune source à leur appui pour soutenir leur thèse d’une réécriture globale de la Bible au IVe siècle, à coup sûr parce qu’aucune source de cet ordre n’est disponible. Malgré cela, cette thèse mène aujourd’hui sa petite vie de légende urbaine moderne. Quelle est la vérité historique ? Ce que les auteurs de L’Enigme Sacrée et Brown ont fait, c’est travestir jusqu’à le rendre méconnaissable un événement bien connu de l’histoire de l’Eglise – le Concile de Nicée de 325 -, qui a effectivement été organisé par Constantin au nom des dirigeants de l’Eglise. Le Concile a été réuni pour résoudre plusieurs querelles théologiques, dont aucune n’impliquait Marie-Madeleine, le matriarcat, le féminisme, les nouveaux évangiles, ni, pour tout cela, Constantin.

Le premier thème débattu au Concile de Nicée était centré autour du débat qui nous a fourni l’expression « différer d’un iota » :

« Homo Ousion (la même substance) contre Homoi Ousion (de substance semblable) : le point d’achoppement au Concile de Nicée a été un concept introuvable dans la Bible : homoousion. Selon le concept de homoousion, Christ le fils était consubstantiel (partageant la même substance) au Père. Arius et Eusèbe étaient en désaccord. Arius pensait que le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient matériellement distincts les uns des autres, et que le Père avait créé le Fils » [Le Credo de Nicée, toujours récité aujourd’hui dans de nombreuses églises, est un résumé succinct des doctrines sur lesquelles le conclave est tombé d’accord. Il existe un excellent article érudit sur le Concile de Nicée dans la Catholic Encyclopedia [La « spécialiste du Graal » de Brown, Leigh Teabing, dit :

« Au cours de ce Concile œcuménique, on a débattu et voté sur de nombreux aspects du christianisme : la date de Pâques, le rôle des évêques, l’administration des sacrements – et, bien, entendu, la divinité de Jésus.
— Sa divinité ? Je ne vous suis pas…
— Ma chère Sophie, Jésus n’y était jusqu’alors considéré que comme un prophète mortel – un homme exceptionnel en tous points, certes – mais mortel.
— Pas le Fils de Dieu ?
— C’est justement le Concile de Nicée qui l’a déclaré tel après un vote.
— Vous êtes en train de me dire que la divinité de Jésus résulte d’un vote ?
— Et, qui plus est, d’un vote assez serré. (…) »
(pages 262-263) [
Ceci est une présentation très trompeuse. Brown veut que l’on pense qu’avant le Concile de Nicée, personne ne voyait en Jésus une divinité, et qu’une telle doctrine a été établie par un vote du Concile, « un vote relativement serré sur cette question ». En réalité, le fameux vote du Concile consistait à décider si Jésus était de « même substance » ou de « substance similaire » que le Père, la première opinion l’ayant emporté. Aucun ecclésiastique ne suggérait que Jésus était simplement humain. Le débat concernait la question de savoir si Jésus le Fils était d’une manière ou d’une autre subordonné au Père, ou s’il était son parfait égal. Selon Teabing, « La question [de la divinité de Jésus] était cruciale pour l’unification de l’Empire Romain » (page 262). Voilà qui est tout simplement absurde. L’Evangile de Jean, écrit bien 200 ans avant le Concile de Nicée, faisait dire à Jésus (en 11-25) des choses telles que : « Moi, je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». On peut laisser de côté la question de savoir si Jésus a effectivement dit cela, mais cela démontre qu’au début du IIe siècle, les chrétiens adoraient Jésus en tant que divinité incarnée, qui avait un pouvoir de vie et de mort.

Qu’en est-il de la thèse du Da Vinci Code et de L’Enigme Sacrée selon laquelle Constantin « a commandé de nouvelles versions de ces documents », faisant effectivement réécrire le Nouveau Testament ? Disons-le carrément : il n’y a pas la moindre preuve historique pour soutenir cette assertion étonnante, mais il en existe un certain nombre pour la contredire. L’empereur a en effet ordonné que de nouvelles copies de la Bible soient rédigées (ce qui constituait alors un exercice manuel laborieux), mais dans le but de les utiliser dans les nouvelles églises dont la construction était prévue, et ces copies étaient identiques au texte existant préalablement. Beaucoup de manuscrits et de fragments du Nouveau Testament datant d’avant le Concile de Nicée existent toujours, et leur texte est le même que celui que nous connaissons aujourd’hui.

Dans la Lettre Festale de saint Athanase datée de 367, le Canon approuvé du Nouveau Testament était lancé, et les travaux non approuvés déclarés hérétiques [Qui était Marie-Madeleine ?

La réponse courante à cette question est que Marie- Madeleine était une ancienne prostituée qui s’est repentie et qui est devenue une disciple de Jésus. Il n’est dit nulle part dans le Nouveau Testament qu’elle était prostituée, bien qu’il soit dit que Jésus a extirpé plusieurs démons hors de son corps (Luc, 8 :2). Le fait qu’elle ait été une prostituée est une tradition qui a débuté au début du VIe siècle dans un sermon du pape Grégoire le Grand. La réponse de Brown est que, en plus d’être la femme et la confidente de Jésus, ainsi que la mère de ses enfants, Marie était l’incarnation du « Féminin Sacré », le Saint Graal lui-même (le Graal étant une métaphore de son utérus).

Il y a d’excellentes raisons de douter de l’exactitude historique de toutes ces interprétations. Le nom « Madeleine » pourrait dériver d’une description plutôt que d’un endroit, et cette femme pourrait en effet très bien avoir été conçue comme un expédient littéraire pour capter les invectives qui sans cela auraient pu se porter sur la mère de Jésus. Au cours des tumultueux premiers jours du christianisme, une accusation sérieuse était fréquemment proférée par des juifs en colère à l’encontre de Marie, mère de Jésus. Le philosophe romain Celse a écrit un Discours véritable en opposition au christianisme (partiellement conservé uniquement dans le Contre Celse, un texte d’un des Pères de l’Eglise, Origène, qui s’opposait à Celse – les écrits anti-chrétiens primitifs ont depuis longtemps été détruits). Dans celui-ci, Celse fait accuser Jésus par un « philosophe » : « Tu as commencé par te fabriquer une filiation fabuleuse, en prétendant que tu devais ta naissance à une vierge. En réalité, tu es originaire d’un petit hameau de la Judée, fils d’une pauvre campagnarde qui vivait de son travail. Celle-ci, convaincue d’adultère avec un soldat Panthère, fut chassée par son mari, charpentier de son état. Expulsée de la sorte et errant çà et là ignominieusement, elle te mit au monde en secret » [Pour un lecteur moderne qui ne connaîtrait que la version chrétienne de la naissance de Jésus, cette accusation paraîtra choquante, blasphématoire et absurde ; pourtant, il y a des indices dans les textes juifs et chrétiens antiques qui suggèrent que la charge de Celse est crédible. Tout cela est longuement étudié dans mon livre The Making of the Messiah [Qu’est ce que tout cela a à voir avec Marie-Madeleine ? Le spécialiste de la Bible R. Joseph Hoffman, du Wells College de New York, a remarqué que quand les juifs faisaient référence à la mère de Jésus (Miriam en hébreu) en tant que « coiffeuse pour femmes », la phrase en hébreu est : Miriam, m’qadella nashaia [Un christianisme primitif matriarcal prouvé par les textes de Nag Hammadi ?

Selon Brown, avant que Constantin et ses partisans ne réécrivent la Bible pour la rendre patriarcale, « Jésus fut le premier féministe de l’histoire » (page 278). La Chrétienté adorait alors le « Féminin Sacré » de la « Déesse perdue », fondé sur le supposé principe antique du « Calice et de la Lame » (pages 267-268). En fait, « Le calice et l’épée » est le titre d’un livre de 1987 de la féministe Riane Eisler, qui défendait la thèse hautement spéculative selon laquelle la Crète antique était soi-disant « non patriarcale ». Et Eisler fondait sa thèse, en grande partie, sur les interprétations récentes de l’archéologue Marija Gimbutas, qui plus tôt dans sa carrière, s’était forgée une excellente réputation professionnelle, mais qui s’est ensuite égarée, autour de l’idée de « déesse », dans des interprétations féministes radicales de dessins et d’icônes antiques, interprétations quasi-unanimement rejetées par ses pairs. Dans l’introduction de son livre, Eisner explique le symbolisme « holistique sexué » du « Calice et de l’épée », qu’elle a elle-même inventé, en relation avec Gimbutas [Plusieurs féministes citent The Gnostic Gospels pour soutenir leur affirmation selon laquelle les Gnostiques étaient des féministes précoces, une affirmation qui n’est pas étayée par le contenu du livre en question. Pagels écrit : « Les Gnostiques n’étaient pas unanimes pour soutenir les femmes – pas plus que les orthodoxes n’étaient unanimes pour les dénigrer. Certains textes gnostiques parlent indéniablement des femmes avec dédain ». Pourtant, elle suggère effectivement que les femmes étaient quand même mieux traitées dans l’Eglise gnostique que dans l’orthodoxe. Plus tard, en écrivant dans des supports grand public, Pagels a adopté une position féministe plus marquée, affirmant que le féminisme gnostique avait été « supprimé ».

Le degré de « féminisme » des Gnostiques est difficile à évaluer avec certitude, et la conclusion de chacun dépendra des textes sur lesquels il choisit de se concentrer et des textes qu’il choisira d’ignorer. Dans plusieurs textes gnostiques, Dieu-le-Père est loué et célébré en tant que « trois fois mâle » [Les historiens professionnels et les archéologues rejettent quasiment tous les affirmations de féministes à propos d’antiques cultures féministes en Méditerranée ou ailleurs (voir Goddess Unmasked [la Déesse démasquée] de Philip G. Davis [Mickey Mouse et le Saint Graal

La plupart des personnes rationnelles concluront qu’un livre comme le Da Vinci Code est globalement dénué de sérieux lorsqu’on peut y lire un passage tel que celui-ci :

« En lui montrant sa montre Mickey Mouse, il lui raconta que Walt Disney avait constamment cherché à transmettre la symbolique du Graal aux générations futures. On l’avait d’ailleurs appelé “Le Leonardo Da Vinci des temps modernes”. Ils étaient l’un et l’autre en avance sur leur temps. Deux artistes géniaux, membres de sociétés secrètes et, surtout, farceurs impénitents. Comme Leonardo Da Vinci, Walt Disney adorait glisser des messages et des symboles dans ses dessins animés. Pour un amateur de symboles, les premiers films de Disney contenaient une kyrielle de métaphores. » (page 293)

La preuve de l’implication de Disney avec le Graal et le Féminin Sacré est censée être trouvée dans Cendrillon, La Belle au bois dormant, Blanche Neige, et tout particulièrement dans La Petite Sirène. Il est peut-être possible que Brown ait inclus ce passage en tant qu’avertissement au lecteur pour qu’il ne prenne rien au sérieux dans son livre. Mais, si tel est le cas, il l’a fait avec un cryptage si opaque – une reductio ad absurdum – que à peu près personne jusqu’ici n’a réussi à le décoder. Cette supposition est renforcée par l’annonce solennelle qui suit selon laquelle l’Ere du Verseau est sur le point de débuter (page 301), comme s’il s’agissait là du développement d’une conspiration récemment mise à jour plutôt que d’un ridicule et banale croyance populaire datant d’il y a une génération.

Une personne rationnelle peut prendre plaisir à lire des livres de fiction ou de science-fiction, même de la fiction de pauvre qualité comme le Da Vinci Code, sans trop se soucier d’évidentes absurdités présentes dans l’histoire. Mais il y a problème quand une œuvre de fiction affirme explicitement être plus qu’une œuvre de fiction, quand elle fait écho à d’autres informations erronées largement répandues au sein d’une culture et quand 25 millions de lecteurs sont embobinés par des affirmations spécieuses. Les « faits » allégués dans le Da Vinci Code ne sont pas plus crédibles que ceux de L’Enigme Sacrée, dont ils sont repris. Si vous vous considérez comme un sceptique, vous feriez bien de vous rendre compte que très peu de faits authentiques sont mêlés à la fiction de Brown.

 

À propos du Da Vinci Code

par Yann Kindo – SPS n° 271, mars 2006

En quoi le succès planétaire d’une œuvre de fiction telle que le Da Vinci Code concerne-t-il une revue telle que Sciences et pseudo-Sciences ? Prendre au sérieux ou même simplement prendre en considération un récit littéraire dont la visée semble simplement être le divertissement du lecteur, n’est-ce pas sortir de notre rôle ou de notre champ de compétences, voire nous ériger en censeurs rabat-joie-de lire ?

Rappelons d’abord de quoi il est question : dans son « best-seller » — sans doute des dizaines de millions de lecteurs à travers le monde, avec également une séquelle et une adaptation sur grand écran actuellement en chantier —, Dan Brown met en scène, autour d’un meurtre commis dans le musée du Louvre, les aventures d’un universitaire de Harvard confronté à la révélation progressive de vérités cachées telles que, en vrac : une relation charnelle entre Jésus et Marie-Madeleine – qui était en fait sa compagne ; l’existence de leur descendance, véritable lignée royale qui a traversé les siècles ; les agissements à travers l’histoire d’une société secrète, le Prieuré de Sion, qui s’est fixé pour but de protéger cette lignée ; l’appartenance à cette société secrète de personnages historiques de premier plan (dont Léonard de Vinci) ; etc.

Notre propos n’est évidement pas ici de juger la qualité littéraire de cette fiction, même si, sur des thèmes voisins, le lecteur avide de sensations fortes pourra largement lui préférer, parmi d’autres, des récits tels que le Qumran d’Eliette Abécassis (et si un des fameux Manuscrits de la Mer Morte, contenant peut-être des révélations sensationnelles à propos du personnage Jésus, avait été dérobé lors de la découverte et était sur le point de refaire surface ?) ou encore le Jésus Vidéo d’Andréas Esbach (dans lequel des archéologues découvrent en Israël une tombe inviolée datée du 1er siècle et contenant… le manuel d’utilisation d’une caméra numérique pas encore sur le marché !). Les jeux avec l’Histoire et les trous de notre connaissance sont un mécanisme classique et parfaitement légitime de la littérature de fiction et surtout de science-fiction, et les thèmes tels que les conspirations et les sociétés secrètes sont des ressorts particulièrement efficaces du thriller littéraire ou cinématographique (voir par exemple le succès de la très efficace série télé américaine 24 heures).

Et pourtant, dans le cas du Da Vinci Code, et dans le contexte de son succès exceptionnel sans doute révélateur d’un certain « air du temps », une petite mise au point dans une perspective rationaliste n’est sans doute pas inutile, et ce pour plusieurs raisons.

Le Code en question a donné lieu à la publication d’un certain nombre d’ouvrages très opportunistes de « décodage », qui prétendent aider le lecteur de Dan Brown à faire la part du fictionnel et de l’authentique. Ces ouvrages se situent en réalité sur le terrain classique de l’ésotérisme et la pseudo-histoire, et produisent de la confusion et du mensonge plutôt que de la clarté historique. On pourrait nous objecter que cela ne relève pas de la responsabilité de Dan Brown, qui n’est pas comptable de ce que des charlatans font de son œuvre purement fictionnelle, même si il leur a ouvert la porte du succès.

Sauf que les ressorts même de l’intrigue tissée par Brown, tels que le décodage de symboles, la mise à jour de vérités cachées ou encore certains types de jeux avec les nombres, sont les mécanismes propres à cette variante de la pensée magique qu’est la pensée « symbolique », et qui est au coeur de la démarche ésotérique. En ce sens, le récit de Brown n’est pas « innocent » et véhicule — sans que cela soit explicite pour le lecteur non averti — des mécanismes de pensée qui sont aux antipodes de la pensée rationnelle (au contraire de ce qu’a pu faire, dans un genre voisin, Umberto Eco avec son Nom de la Rose).

L’argument précédent est d’autant plus à prendre en considération que la trame « historique » du Da Vinci Code (Jésus et Marie Madeleine, le Prieuré de Sion, etc.) est reprise d’un ouvrage paru en France sous le titre « L’Enigme Sacrée » [1], et qui prétend — frauduleusement — faire œuvre d’« histoire » et non de fiction.

À ce stade, on pourrait encore dédouaner Dan Brown en disant qu’un écrivain peut parfaitement construire une fiction intéressante à partir d’élucubrations historiques (quoiqu’il soit sans doute plus intéressant, notamment du point de vue de la culture générale du lecteur, de construire une fiction, même délirante, à partir de réalités historiques [2]). Sauf que, et c’est là que le bât blesse avant tout, Dan Brown dit dans l’introduction de son livre : « Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés ». C’est bel et bien cette prétention à l’authenticité, très générale, qui pose problème. Si La Joconde est effectivement un tableau de Léonard de Vinci exposé au musée du Louvre, il n’en reste pas moins que le sens caché que l’auteur, à travers les propos de ses personnages, prête à ces oeuvres artistiques réellement existantes est, lui, assez délirant, surtout si l’on sait que ce sens caché repose sur des « documents » et des « rituels secrets » que Brown présente comme « avérés », et qui ne le sont évidemment pas.

Tel quel, et notamment sur la base de cette mise en garde mensongère que Dan Brown fait à ses lecteurs, le Da Vinci Code n’est donc pas une simple oeuvre de fiction innocente, mais véhicule bien une pseudo-histoire ésotérique, sur laquelle Sciences et Pseudo-Sciences a choisi de revenir en publiant sur son site la traduction d’un article de la revue américaine Skeptic. Cet article, écrit par Robert Sheaffer, est une utile mise au point autour de quelques aspects du livre.

Petit article d’une internaute, bien résumé !!

Maintenant que Da Vinci Code est sorti au cinéma, je suis sûre que la plupart des gens on entendu parler du Prieuré de Sion.
Alors qu’est-ce que cette organisation secrète et surtout, existe-t-elle vraiment?
Dans le best-seller de Dan Brown, il est dit que le prieuré de Sion fut créé au même moment que l’ordre du temple et que ses membres avaient pour mission de protéger la descendance de Marie Madeleine et du Christ. Mais quand était-ce la première fois qu’on a entendu parler du Prieuré de Sion? En 1975 alors qu’un dénommé Plantard aurait retrouvé le dossier secrêt dans une bibliothèque nationale. Il aurait alors retrouvé l’arbre généalogique des rois Mérovingiens ainsi que la liste des grands maître du Prieuré de Sion dans laquelle figuraient, entre autre, les noms de Léonard de Vinci, Isaac Newton, Sandro Filipepi (dit Boticelli) et Victor Hugo. Par la suite Plantard a affirmé qu’il était lui même le grand maître du Prieuré de Sion de sa génération et qu’il était un descendant des rois Mérovingiens.
Comme la légende de la descendance de Marie Madeleine et du Christ était sorti quelques années auparavant disant que la fille du couple aurait épousé un héritier de la lignée des Mérovingiens, certaines personnes ont dit à Plantard qu’il pouvait bien être un descendant du Christ lui même. Il n’a pas rejeté cette hypothèse.
En fait, la rumeur selon laquelle Jésus et Madeleine étaient mariés, est sortie pour la première fois à Reine le Château dans le sud de la France, un curé du nom de Saunière aurait retrouvé des documents qui restèrent secrets mais qui le rendirent très riche en peu de temps. En se fiant aux dépenses étranges qu’il fit, quelques personnes en déduisirent qu’il avait retrouvé d’importante documentation sur Marie Madeleine. En effet, il fit rénover l’église, à l’entrée de laquelle il fit graver en latin une inscription disant qu’elle cachait un terrible secret; le chemin de croix à l’intérieur ne concordait pas avec les événements qu’on connait de la crucifixion, il y avait une image où l’on montrait Jésus se faisant sortir de son tombeau mort. Mais le plus étonnant fût que Saunière fit ériger une grande tour à la gloire de Marie Madeleine. On pensa donc, que le curé avait découvert un secret qu’on ne voulait pas voir dévoilé et dont on était prêt à payer le silence. Peut-être le Vatican, qui sait?
Mais si vous commencez à aimer ce mystère, je suis désolée de vous gâcher le plaisir en disant que tout cela n’était probablement qu’une immense machination. En fait, Plantard aurait découvert l’histoire des folles dépenses du curé et aurait imaginé que la cause de tout cela était la découverte d’un trésor ou d’un document important sur Marie Madeleine et la descendance du Christ. Il aurait alors décidé de créer le Prieuré de Sion de toute pièce. Il aurait refait l’arbre généalogique des rois Mérovingiens en y incluant son nom, ensuite, il aurait inventé la liste des grand Maîtres de l’organisation secrète avec des noms célèbres de l’histoire, tout en se proclamant grand Maître lui même, ainsi que descendant des Mérovingiens et du Christ. Donc, Plantard aurait lui même écrit le dossier secret en 1960, il l’aurait caché dans une bibliothèque nationale pour le redécouvrir en 1975. Dire que les auteurs de «l’énigme sacrée», qui ont intenté un procès à Dan Brown, se sont servis des témoignages de Plantard comme première source.

APRES LA DECOUVERTE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE, DE NOMBREUSES LEGENDES, PROPOS, THEORIES CIRCULAIENT  ET QUI REPRESENTAIENT LES IDEES DIFFUSEES PAR LES ESSENIENS, SECTE DU PREMIER SIECLE AP JC

Un demi-siècle d’inutiles palabres

Que s’est-il passé depuis 1947 ? D’abord les musées les plus prestigieux de la terre entière se disputèrent l’honneur d’exposer au moins un fragment de ces fameux documents. Dès les années 1950, on nomma un comité “d’étude et d’édition” des Manuscrits de la Mer Morte, formé en majorité d’érudits catholiques et à l’exclusion de tout savant juif ! Les choses ne changèrent vraiment qu’après 1967, quand les textes de Qumran purent être transférés du Musée Rockfeller au Sanctuaire du Livre érigé par les Israéliens à la place d’honneur, c’est-à-dire à deux pas de la Knesseth, le parlement israélien.

Cependant, l’intérêt porté au début à la trouvaille de Qumran s’estompa. D’une part, les spécialistes penchés sur ces textes ne publiaient pas de comptes-rendus de leurs travaux, d’autre part les bruits les plus invraisemblables circulaient au sujet des fameux scribes esséniens, auteurs présumés de ces textes. Selon le professeur John Allegro, leurs annales révélaient par exemple la crucifixion et la résurrection de leur propre “messie” autour de l’an 100 avant J.-C. De là à déduire que les quatre Evangélistes s’étaient inspirés des traditions esséniennes il n’y avait qu’un pas, que franchirent allègrement les libéraux de tous bords (juifs, catholiques ou protestants).

D’autres légendes issues des traditions esséniennes décrièrent également les textes du Nouveau Testament : Ainsi, Jésus aurait été assassiné par Simon le Zélote (cf. Luc 6:15), alors que pour d’autres, le Christ avait été crucifié, mais n’était pas mort, parce que maintenu en vie grâce au venin d’un serpent; puis il se serait marié et aurait eu deux enfants ! Des propos blasphématoires donc, rendus crédibles par l’interprétation de certains documents non bibliques également trouvés dans les grottes de Judée. La découverte des Manuscrits de la Mer Morte allait-elle desservir la cause pour laquelle Dieu avait permis qu’ils soient exhumés ? Bien sûr, c’était de l’eau qui faisait tourner le moulin des rationalistes protestants.
Quant aux érudits catholiques, ils évitaient de publier leurs documents parce que ces témoins juifs, presque contemporains des apôtres, ne cautionnaient pas du tout certaines clauses de la tradition romaine adoptées durant les premiers siècles de l’ère chrétienne.

 

 

DONC PEUT-ETRE UNE ERREUR D’INTERPRETATION DE CES ROULEAUX, REDIGES PAR UNE  SECTE JUIVE TRADITIONNELLE?

(QUI N’AVAIT PAS L’AIR D’APPRECIER  LA SECTE DES CHRETIENS DE L’EPOQUE)?

-continuons l’enquête?

 

 

 

 

DOCUMENTS ANNEXES: L’ENIGME DES TEMPLIERS?????

le Mystère des Templiers

ENIGME N° 101 de notre blog.

 

 

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La première croisade se termine en 1099 lors de la reconquête de Jérusalem. Les pèlerins s’engagent sur des routes peu sure. Vers 1118, neuf chevaliers, dont Hugues de Payns et Godefroy de St Homère, fonde « les pauvres chevaliers du Christ ». Leur mission est de protéger les pèlerins et de sécuriser les routes. Ils prononcent leurs voeux pour devenir religieux.

Baudouin II, roi de Jérusalem, leur donne asile dans son palais à proximité du temple. Ils prennent alors le nom de « chevaliers du temple ».

Saint Bernard

En 1127 et de Payns, Godefroy, accompagnés d’autres chevaliers, reviennent en France pour recevoir la confirmation pontificale et la règle de leur ordre. Le concile de Troye est organisés le 14 janvier 1128 par le pape Honorius II et Bernard de Clairvaux (future Saint-Bernard). Ce dernier est nommé pour rédiger la règle du nouvel ordre.En 1130, un nouvel ordre militaire et religieux constitué de moines soldat est officiellement créée, il s’agit de « l’ordre du temple », cette même année l’ordre du temple de vient l’armée régulière de Jérusalem. Hugues de Payns, fondateur de l’ordre du temple, décède vers 1136.

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En 1139, le pape Innocent II, accorde de nombreux privilèges à l’ordre du temple ; ils sont affranchis de la juridiction des évêques, ils ne doivent de compte qu’au pape en personne, en tant qu’ordre religieux ils ne sont pas soumis au paiement des taxes des seigneurs ou rois dont dépendent leurs terres.


En 1147, la Croix-Rouge Pattée de vient l’emblème de l’ordre du temple. Dès 1148 et jusqu’en 1291, les chevaliers du temple sont présents dans de nombreux combat en Orient. Ils garantissent les routes vers la Terre sainte pour les pèlerins; ils défendent les villes chrétiennes; ils combattent les Sarrasins, les Assassins, et les Turcs pour protéger et étendre la souveraineté de l’empire chrétien en Orient.
De nombreuses villes sur le théâtre de violents combats (Le Monde Kadmos 1148, Gaza 1149, Ascalon 1153, Montgisard 1177, Hattin 1187, Acre 1190, Damiette 1219, Gaza 1244,Mansura 1250,…) En 1291, le 15 avril, la ville d’Acre est assiégée. Plusieurs ordres religieux dont les Templiers tentent de conserver la ville mais force mise en oeuvre par les sarrasins et les Turcs sont considérables. Les pertes sont très importantes la ville tombe le 16 juin. Guillaume de Baujeu (maître de l’ordre du temple) est tué durant la bataille ainsi que 500 chevaliers ; l’ordre du temple est pratiquement détruit en Orient. L’ensemble de leurs places fortes et de leur ports seront rapidement perdus.

Saint Jean d’Acre

Durant cette même période, l’ordre du temple se développe considérablement en Occident ils sont présents en France en Espagne en Italie en Allemagne en Angleterre.

Il est pratiquement impossible de rejoindre les principales villes d’Europe et de se rendre Jérusalem s’en sortir des terres ou territoires contrôlés par les Templiers. En effet de très nombreux seigneurs se joigne à l’ordre et deviennent chevaliers apportant ainsi leurs terres alors bien à l’ordre. À la fin du XIIe siècle de début du XIIIe siècle, les Templiers possèdent près de 9000 maisons. Si l’on considère que dans chaque maison il y a au moins un chevalier, l’ordre du temple au début du XIIIe siècle pouvait compter sur une armée de 9000 chevaliers. À la fin du XIIIe siècle on évalue le nombre de chevaliers à 30 000.

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Philippe IV le Bel

De 1296 à 1303, l’ordre du temple est partagé entre le pouvoir spirituel du pape Boniface VIII qui souhaite reconquérir Jérusalem et le pouvoir temporel des rois (surtout du roi de France : Philippe Le Bel qui le rétablir l’empire de Charlemagne). Boniface VIII et Philippe Le Bel vont durant ces années « s’affronter », le pape désirant que la France se lance dans une nouvelle croisade, et Philippe Le Bel cherchant partout moyen (même en essayant de taxer les ordres religieux) d’obtenir des fonds pour financer ses tentatives d’extension du territoire Franc jusqu’au Rhin, Boniface VIII ira jusqu’à excommunier le roi de France. Le 11 octobre 1303, il est victime d’un attentat.

Une ascension fulgurante (1118 - 1314)

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La fondation de l’Ordre du Temple est postérieure à la création en 1099 du premier royaume franc en Palestine. En 1118, le champenois Hugues de Payns, Geoffroy de Saint-Omer et sept compagnons d’arme proposaient au roi Baudoin II de Jérusalem la mise en place d’une troupe permanente qui, sous la forme d’un ordre à la fois militaire et religieux garantirait la défense de la ville sainte ; ils assureraient également la liberté des routes aux pélerins. Ils firent voeux devant Garimond, Patriarche de Jérusalem de se consacrer à la protection des pélerins en Terre Sainte, et ils obtinrent de Baudoin II le droit de demeurer dans l’aile du Palais Royal qui jouxte l’ancienne Mosquée El Aqsa là où s’élevait l’antique Temple de Salomon ; d’où leur nom de Templiers ou de Pauvres Soldats du Christ et du Temple de Salomon (Pauperes Commilitones Christi Templique Salomonici).

Ayant été admis près du Pape Honoré II afin d’obtenir une constitution particulière, ce pontife les envoya au Concile de Troyes en 1128 ou Saint Bernard composa pour eux une régle fixe qui fut adoptée.

Saint Bernard (1090-1153) propagandiste de la foi cistercienne fondateur de l’abbaye de Clairvaux et prédicateur de la II° croisade à Véselay en 1146 ; fut séduit par la vocation des Templiers (pauvreté, chasteté, obéissance et protection des pélerins en Terre Sainte). Il rédigea pour une grande partie leur régle en 1128 et écrivit pour les encourager et diffuser leur idéal “la louange de la nouvelle milice” (De laudae novae militiae ad milites templi).

C’est à dater du 29 mars 1139, avec la bulle “Omne datum optimum”, accordée par Innocent II à Robert de Craon, que le Temple reçut sa constitution définitive ; le pape assurait à l’Ordre ses privilèges, son indépendance et notamment l’exemption de la justice épiscopale.

Ecrit en français vers 1165, les Retraits sont les véritables statuts hiérarchiques. A partir de cette époque, l’Ordre du Temple ne relève plus que du PAPE et devient en fait indépendant.

L’idée Cistercienne appliquée par les Templiers est de fédérer les divers royaumes européens sous la suzeraineté d’une haute autorité détenant un pouvoir moral et matériel lui permettant d’arbitrer les conflits avant qu’ils ne se déclarent et de maintenir une paix universelle profitable à tous les peuples chrétiens, juifs et musulmans…

Puissance temporelle indépendante, non soumise aux autorités locales, le Temple jouit de la protection du Pape sans en accepter la tutelle.

En Orient, le Temple ne néglige pas les accords avec les <infidèles>, protégeant même des peuplades musulmanes dont il reçoivent le tribut.

Il traite directement avec les Sultans et les Emirs sans en référer au Roi ni au Patriarche de Jérusalem.

Ils sont souvent entraînés dans des ruptures de trêves qu’ils ne souhaitent pas, par des <croisés> qui, une fois repartis, leur laissent le poids de la guerre.

L’ordre, purement militaire, compte 15 000 membres, tous revêtus du fameux manteau blanc frappé de la croix rouge sang, chargés de la défense des places fortes. Mais à plusieurs reprises, les templiers sont dénoncés pour avoir pactisé avec les musulmans, et accusés de la défaite finale des croisés.

Les Templiers se révélèrent rapidement en avance sur leur temps.

Au plan financier notamment. En ces époques troublées, les routes étaient peu sûres. Quiconque s’aventurait avec son or n’était pas assuré d’arriver à destination sans être dévalisé. Les Templiers révolutionnèrent leur époque en instituant la lettre de change. Dans les régions où ils étaient implantés, il suffisait au voyageur de se rendre dans une Commanderie, d’y déposer son argent contre un reçu. Au passage un pourcentage était prélevé. Mais les conséquences d’une mauvaise rencontre considérablement atténuées.

Le Temple possède au moment de sa suppression 9000 maisons réparties en Europe.Toutes ces maisons reçoivent des dépôts et accordent des prêts et des avances à des emprunteurs publics et privés. Les Templiers jouent un rôle important dans les campagnes où ils financent des moulins à vent, à eau et des forges à la catalane. Leur compétence se traduit dans la pratique des changes et dans celle de la comptabilité.

Remarquables cambistes, dont les méthodes s’appliqueront encore cinq siècles après leur disparition, ils sont également des comptables de premier plan puisqu’ils inventent la comptabilité en partie double et tiennent pour la première fois dans l’histoire un véritable “grand-livre”.

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Une élimination brutale (1307-1314)




Banquiers des pélerins, les Templiers amassèrent une véritable fortune qui en firent une puissance aussi importante que celle de la royauté. Ils prêtèrent même des sommes fabuleuses au roi Philippe le Bel qui s’endetta ainsi considérablement. Touché dans son orgueil et sa puissance surtout, il trouva le moyen de briser l’Ordre en faisant arrêter tous les Templiers le 13 octobre 1307. Il espérait de la sorte mettre la main sur le soi-disant trésor du Temple. Ce fut un fiasco. Prévenus, les Templiers avaient transféré toutes leurs richesses dans diverses Commanderies à l’étranger. Le Grand Maître et les autres accusés sont amenés devant Notre Dame pour faire amende honorable après la lecture de la sentence. Jacques de Molay se rétracte. Geoffroy de Charnay aussi. Ils sont brûlés le soir même sur l’île aux juifs.

CHRONOLOGIE 13.01.1307 : Philippe le Bel arrête le Templiers de France. 24.10.1307 : Comparution et aveux de Jacques de Molay. 22.11.1307 : Menacé, Clément V céde aux volontés du Roi de France. La bulle “Pastoralis praeminetia” entérine l’arrestation des Templiers. 01.12.1307 : Les dignitaires se rétractent. 20.08.1308 : Interrogatoire et aveux des dignitaires à Chinon 13.05.1310 : Sur ordre du nouvel archevêque de Sens, Philippe de Marigny ; 54 Templiers montent sur le bûcher. 01.10.1311 : Début du Concile de Vienne. 20.03.1312 : Arrivée de Philippe le Bel à Vienne. 22.03.1312 : Clément V abolit l’Ordre. 03.04.1312 : Bulle “Vox clamantis” qui confirme la dissolution du Temple. Certains auteurs l’appellent “Vox in excelso”. 02.05.1312 : Tout nouveau templier est excommunié. 18.03.1314 : Le tribunal délibère jusqu’à ce jour.

Le mystère d’une survivance …

.. ET liste non exhaustive des “résurgences templières” depuis 1314




“Pape Clément… chevalier Guillaume de Nogaret… roi Philippe…
avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment !
… Maudits ! Maudits ! vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races !…”Cette parole (rapportée par le chroniqueur Geoffroy de Paris) fut prononcée le 18 Mars 1314, par le dernier Grand Maître des Templiers : Jacques de Molay supplicié sur le bûcher de l’îlot des juifs, avec le précepteur de Normandie, Geoffroy de Charnay. Cet îlot, à la pointe de l’île de la cité devait son nom aux nombreux juifs qu’on y avait fait brûler. Réuni à un second îlot, il forme aujourd’hui le square du Vert galant.Le 20 avril 1314, Clément V meurt d’une affection intestinale.
Le 29 novembre, Philippe le Bel meurt au court d’une chasse au sanglier, jeté bas de son cheval. Entre temps, Guillaume de Nogaret est mort dans des conditions étranges.Guillaume de Paris, Grand Inquisiteur de France, est poignardé.Les deux principaux témoins de l’accusation, Gérard de Laverna et Bernard Palet, sont pendus..Quelques jours après la mort de Jacques de Molay, les toits du Palais Royal seront recouverts d’une véritable nuée de corbeaux comme un présage de malheur, un signe de deuil… Fait historique qui remplira les parisiens de terreurs et qui troublera sans doute les nuits de Philippe le Bel jusqu’à sa mort !Faute de documents, l’histoire n’a jamais élucidé le problème de la disparition de tous les Templiers de France. Si une partie de leurs biens, par ordre du Pape, passa à l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, la plupart de leurs trésors n’ont jamais été retrouvés.Certains templiers sont vraisemblablement passés dans des ordres religieux étrangers. Le Portugal avait refusé d’obéir au Pape: l’Ordre put y survivre, prenant le nom de Milice du Christ. Hasard : au XVe siècle, les voiles des navires portugais arboraient la croix pattée templière ..
1319 : Ordre du Christ -Thomar / Portugal
En france, son seul “héritier” officiel: L’Ordre des Hospitaliers, a duré jusqu’à nous : c’est l’Ordre de Malte.
Ordre Souverain Militaire et Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, Rhodes et Malte / Italie
Des légendes invérifiables assurent que le Temple, devenu société secrète après sa dissolution officielle aurait été à l’origine de la Franc-maçonnerie : on raconte même que, le 21 janvier 1793 lorsque la tête de Louis XVI roula dans le panier, un cri sorti de la foule: “Jacques de Molay, tu es vengé !”Faut-il rapeller que toutes les structures templières (ou rosicruciennes) de la Maçonnerie moderne, sont de pures fabrications des XVIIIe et XIXe siècles, sans sédimentation d’apports antérieurs véhiculés de la fin du moyen-âge à l’époque napoléonienne ?La fable de la filiation templière de la Franc-maçonnerie a eu une influence considérable sur nombre de jugements contemporains portés sur l’Ordre des Templiers (Voltaire, Condorcet, l’Abbé Barruel, Gérard de Nerval, V.-E. Michelet …)Des libres penseurs ont innocenté les templiers pour pouvoir mieux salir la papauté – nombre de catholiques ont reporté sur les franc-maçons la haine qu’ils destinaient aux templiers.Il est toutefois intéressant de souligner que l’étude du Temple est devenue pour certans un sujet de polèmique plutôt qu’un sujet d’histoire.. Les continuateurs de l’ordre des Templiers fournissent tout de même une note intéressante sur l’exploitation et la vitalité de la légende templièreAu XIXe et au XXe siècle, bon nombre d’ordres se référant plus ou moins sérieusement au Temple ont été créés. La plupart sont purement intéressés et sont de véritables repaires de gogos recrutés parmi des hommes d’affaires ou des gens influents à la recherche de ce qui pourrait les différencier du reste de la population, en faire en quelque sorte des êtres d’élite. Alors, sous couvert d’ésotérisme chrétien dans le meilleur des cas, ils sont initiés à des “mystères” pour des sommes relativement substantielles. Ces ordres sont tous à la recherche d’une filiation qui leur donnerait une garantie de sérieux.Aujourd’hui, les Associations inspirées de l’Ordre du Temple sont devenus légion (une centaine par le monde, insignifiants pour la plupart).


Sectes ou survivances ?






Liste non exhaustive des “résurgences templières” depuis 1314 :1318 : Dante d’Alighieri termine en cette année sa trilogie “La Divine Comédie” (Enfer-Purgatoire-Paradis). Il fait allusion à plusieurs reprises aux Templiers, à leur martyr et à leur résurgence. Béatrice est entourée dans l’Empyrée, d’une “assemblée de blancs manteaux” (Paradis – Chant XXX).
Dante, Guido Cavalcanti et Pic de la Mirandole auraient fait partie des Fidèles d’Amour, une confrérie secrète à l’écart des luttes fratricides qui opposaient les Guelfes (partisants du Pape), les Gibelins (partisants de l’Empereur) ainsi que la Ville de Florence.
Du parti Guelfe, à l’origine, favorable au Pape, Dante rejoindra (avec les Guelfes blancs) le camp des Gibelins et de l’empereur Henri VII. Quand les terribles Guelfes noirs prendront le pouvoir à Florence, en 1302, Dante sera condamné à mort.Il quittera sa ville qu’il ne reverra jamais.
1737 : Discours du Chevalier RamsayLe 21 Mars 1737, Le Chevalier Ramsay prononce à Paris un discours, qui constitue encore la charte officieuse de ” l’Ecossisme ” en France. Ramsay introduisit les Croisés dans l’histoire maçonnique. Ils seraient entrés ” en société ” pour ” rétablir les temples des chrétiens dans la Terre Sainte ” et se seraient engagés ” par serment à employer leurs talents et leurs biens pour ramener l’architecture a sa primitive institution “. Après avoir ainsi relié la chevalerie à l’architecture, il expliquait l’usage de “signes anciens” et de “mots symboliques” par la nécessité pour eux de se distinguer des Sarrazins. L’Ordre maçonnique se serait ensuite uni avec les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem ce qui expliquait pourquoi les loges étaient dites de Saint-Jean. De la Terre sainte, l’Ordre maçonnique aurait été introduit en Ecosse d’où des grades dits écossais. Cette filiation entre la chevalerie et les lumières, les Croisades, l’Ecosse et l’Art Royal contribuait à “détacher” l’Ordre de ses bases Andersoniennes.1756 : Stricte Observance Templière / Allemagne
(Carl-Gotthelf, Freiherr (Baron) von Hund)
En 1743 le Baron de Hundt, maçon allemand, aurait été initié à des “hauts grades” templiers par un dignitaire écossais (Charles Edouard Stuart, roi d’Ecosse en exil à Paris? ) qui le charge de développer le système templier sur le continent. Cette filiation templière écossaise proviendrait d’une persistance de l’Ordre du Temple à travers la création, grâce à Robert Bruce premier Roi d’Ecosse, de l’Ordre du Chardon qui accueillit les Templiers francais en exil lors de la dissolution du Temple par le Philippe le Bel. De retour en Allemagne le Baron de Hund crée, en 1756 la Stricte Observance Templière; ainsi nommée parcequ’une discipline rigoureuse y régnait et qu’elle se réclamait de l’héritage templier. Ce Régime (organisation de l’ensemble des grades) se développe largement en Allemagne et en Scandinavie, recrutant parmis les Loges d’origine anglaise qui devinrent ainsi “Rectifiées”, modifiant leur statut pour permettre aux nouveaux grades templiers (Maitre Ecossais de Saint André, Novice et Templier puis Grand Profès) de faire suite aux trois grades habituels de la Maçonnerie (Apprenti, Compagnon, Maitre). Le Baron de Brunswick devint Grand Maître en 1772 pour réorganiser le système qui devenait la proie d’aventuriers mystiques. Le rite prit alors le nom de Régime Ecossais Rectifié.1761 : Apparition à Metz du Grade de ” Grand Inspecteur Grand Elu Chevalier Kadosch ” au sein des Hauts Grades du Rite de Perfection. Ce “grade de vengeance” de ” Chevalier Kadosch ” incorpore la légende templière .1774 – 1782 : Apparition du Rite Ecossais Rectifié au sein de la Franc-Maçonnerie
Les origines du R.E.R. sont, historiquement, associées à quatre systèmes :
1 – la Maçonnerie symbolique, dite bleue, avec ses trois degrés,
2 – l’Ecossisme de l’époque – 18ème siècle,
3 – les Chevaliers Maçons Elus Cohens de l’Univers, avec Martinez de Pasqually, en 1754,
4 – la Stricte Observance Templière, – Ordre germanique importé en France en 1774.
La synthèse en a été réalisée par Jean-Baptiste Willermoz, et, au travers de péripéties historique, l’ensemble fut adopté au Convent des Gaules, à Lyon en 1778, et confirmé à celui de Wilhemsbad en 1782.
Tablier de Maître au R.E.R.(Rite Ecossais Rectifié)Tablier 30e degré R.E.A.A. (Rite Ecossais Ancien et Accepté)
Historique du R.E.A.A.
Actuellement : Le R.E.R. est le rite “originel” de la Grande Loge Nationale Française (GLNF)
.. il est aussi pratiqué à la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO)
(ex-Grande Loge Nationale Française – Opéra)
… ainsi qu’ au Grand Orient de France (GODF)1808 – 1863 : Ordre du Temple – Paris
(Bernard Fabré-Palaprat)
1890 : Ordre Catholique de la Rose+Croix du Temple et du Graal
(Joséphin Péladan)
1905 – 1938 : Ordre Nouveau du Temple / Allemagne
(Adolf Joseph Lanz)
1904 : Ordre du Temple Rénové – Paris
(René Guénon)

1919 : Ordre De Molay – Kansas City – Missouri (USA)
(Frank S. Land / Louis Lower / Frank A. Marshall)
… Walt Disney en fit partie

1945 : Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem – Paris
Antonio Campello Pinto de Sousa Fontes, détenteur des archives de la branche belge issue de l’Ordre du Temple de Fabré-Palaprat, fonde l’OSMTJ (Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem).

juin 1952 : Résurgence templière à Arginy (Côte d’Or), sur l’impulsion de Jacques Breyer.

1959 : la résurgence d’Arginy (1952) prend le nom d’OTS+

Février 1960 : Fernando Campello Pinto Pereira succède à son père à la tête de l’OSMTJ.

Juin 1966 : élection du premier Grand Maître de l’OTS+, Jean Soucasse.
Par la suite, l’OTS+ devient l’OSTS (Ordre Souverain du Temple Solaire)

1962 : Le Souvenir Templier – Boulogne
(Philippe Encausse/ Robert Embelain)

1963 : Nouvelle Observance Templière – Nice
(Alfred Weysen)

? : Ordre des Chevaliers du Saint Temple – Brive
(Michel Carpenet)

1970 : Ordre Rénové du Temple (ORT) – Chartres
Novembre 1970 : Avec l’aval de Ralph M. Lewis (AMORC), Raymond Bernard fonde l’ORT (Ordre Rénové du Temple).

1970 : Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani - Porto / Portugal
(Pino Da Sousa Fontes)
Scission au sein de l’OSMTJ. Fernando Campello Pinto crée l’OSMTH (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani)

Avril 1971 : Raymond Bernard abandonne la présidence de l’ORT. Il est remplacé à cette fonction par Julien Origas, Grand Sénéchal de l’Ordre.

1970 : Ordre de la Ligue des Templiers Modernes de Jérusalem – Paris
(Despradels)

Fin 1971 : Raymond Bernard se retire du conseil d’administration de l’ORT et de toutes ses activités au sein de ce mouvement.

Mai 1972 : Julien Origas, alias “Humbert de Franskenbourg”, Grand Maître de l’ORT.

Octobre 1972 : Raymond Bernard démissionne de l’ORT. Tout lien entre l’ORT et l’AMORC est officiellement et définitivement rompu.

1972 : L’Eglise Templière / Frères Ainés de la Rose+Croix – Saint Cyr-sur-Mer
(Roger Caro)

1972 – Le Collège Templier (C+T) – Caluire et Cuire (69)
(Jean Soucasse – Paul Soucasse)
Le Collège Templier s’incrit dans le droit fil de la Résurgence d’Arginy (12 Juin 1952)

1973 : Ordre des Veilleurs du Temple / Militia Templi – Montpellier
(L. Metche B. Damman / Pierre Mazaire)
“En 1973, 650 ans aprés le Chapitre de Dalmatie (voir : filiation de Goeffroy de Gonneville ). L’Ordre du Temple resurgit à l’aube du 3ème millénaire sous l’impulsion des “Fidèles d’Amour”, par l’intermédiaire de l’Ordre des Veilleurs Du Temple (OVDT), Tiers-Ordre de la Militia Templi.”
Pendant neuf ans, l’Ordre des Veilleurs Du Temple / Militia Templi a mis en place ses structures et son enseignement, jusqu’en 1982, où il apparut au grand jour. Cette même année eu lieu, lors d’un Conclave, l’élection du 23ème Grand Maître de l’Ordre du Temple.

1976 : Cercle du Temple et du Saint-Graal
Mars 1976 : Fondation par Noël R. et Jean-Marie Parent, du CTSG (Cercle du Temple et du Saint-Graal).

1978 : Ordre du Temple Cosmique
Scission au sein de l’OSTS. Création de l’OTC (Ordre du Temple Cosmique).

1978 : Fraternité Johannite pour la Résurgence Templière – Cassel
(J.-M. Parent et R. Facon)
Décembre 1978 : Fondation de la FJRT (Fraternité Johannite pour la Résurgence Templière), avec J.-M. Parent et R. Facon.

1978 : Internationale Oekumenische Templer-Orden (IOTO)

/

Juillet 1983 : Luc Jouret installé par J. Origas à la fonction de Grand Maître de l’ORT. Il n’aura aucune fonction administrative dans l’Ordre.

Août 1983 : décès de Julien Origas.
http://www.geocities.com/roggemansmarcel/ort.htm

1984 : Ordre International Chevaleresque Tradition Solaire
Eté 1984 : Fondation par Luc Jouret de l’Ordre TS (Ordre Tradition Solaire). Scission avec l’ORT.

Fin 1984 : Ordre des Chevaliers du Temple Christ Notre Dame – Louveciennes (Bernard Delattre)
La FJRT est rebaptisé le 27.12.1984
Fondation de l’OCTCND (Ordre des Chevaliers du Temple du Christ et de Notre-Dame).

1988 : Ordre Souverain du Temple Initiatique - Paris
Raymond Bernard fonde le CIRCES (Cercle International de Recherches Culturelles et Spirituelles), ), puis l’OSTI (Ordre Souverain du Temple Initiatique).


1988 : Grand Prieuré Magistral de Suisse de l’Ordre Souverain et Militaire du Temple de Jérusalem
Le Grand Prieuré Magistral de Suisse se rattache en 1988 à l’O.S.M.T.H. (Ordo Supremus Militaris Templi Hierosolymitani)

1990 : L’Ordre International Chevaleresque Tradition Solaire (OCITS) prend le nom d’Ordre du Temple Solaire (OTS )
… de sinistre mémoire (53 victimes)

1993 : Ordre Régulier et Souverain du Temple (ORST)
Propriétaire de la marque “Ordre du Temple”, cet ordre développe un projet d’Etat : l’Etat Souverain du Temple.
1992 : l’Ordre des Veilleurs du Temple se dote d’une structure élargie appelée Ordre du Temple International – Militia Templi , pour fédérer les Ordres frères présents dans différents pays : France, Italie, …

Octobre 1993 : OSTI
: Fusion de l’Ordre Souverain du Temple Initiatique et du CIRCES sous la dénomination OSTI





1999 : LOrdre des Chevaliers du Temple Pretres de la Sainte Arche Royale (CTPSAR)

2004 : Décès de Gérard de Sède

Gérard de Sède est décédé le 29 mai 2004 dans la plus parfaite indifférence des médias. Son parcours est pourtant étonnant : ce journaliste fut l’un des principaux responsables trotskystes en France avant la Seconde Guerre mondiale et dans l’immédiate après-guerre (cf Histoire de l’extrême gauche trotskyste de 1929 à nos jours de Frédéric Charpier, Editions n°1, 2002). Egalement franc-maçon, ce journaliste au Canard enchaîné pendant plus de 25 ans, fut à l’origine d’un formidable canular mystico-occultiste avec ses ouvrages Les Templiers sont parmi nous (le supposé trésor des Templiers à Gisors), L’Enigme de Rennes-le- Chateau, La Race fabuleuse (Stenay et les rois mérovingiens), dont l’essentiel avait été, en réalité, collationné, voire rédigé, par un professionnel de la mystification, Pierre Plantard, connu durant l’Occupation sous le nom de Pierre de France (il dirigea Vaincre, pour une jeune chevalerie), puis, dans l’après-guerre comme Pierre Plantard de Saint Clair, supposé Grand Maître d’un non moins mythique Prieuré de Sion (sur cet étonnant dossier, voir Notes sur l’actualité du Prieuré de Sion, Politica Hermetica, n° 10, 1996 et The Priory of Sion Hoax, Gnosis, printemps 1999). S’inspirant de ce filon, des dizaines d’ouvrages à succès, tout aussi farfelus, sont parus aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (le dernier étant le roman supposé «à clés», Da Vinci Code).

2005 : “Supremus Ordo Militaris Equitum Teutonicorum” (SOMET)

Très discrètement (l’information n’a été publiée sur aucun site du Vatican), Benoît XVI a envoyé, début novembre, un courrier regrettant et s’excusant pour les torts commis par Clément V à l’égard des Templiers, accordant le droit à l’organisation néo-templière allemande SOMET, dirigée par le Grand Maître Bernt Scwenteck, de porter à nouveau le nom de «Templiers» et de figurer dans les annuaires officiels comme Ordre international des Templiers, avec bénédiction papale.

Le Vatican a officiellement désavoué la nouvelle le 19 décembre 2005, assurant que les documents avaient été falsifiés

Un Ordre Templier objet de polémique au Vatican
[Die Welt 19.12.05]
Accusations du ministère public à cause d’une falsification de document papal

Ordre Templier en détresse
[MaerkischeAllgemeine 17.12.06]
Une accusation de falsification de document papal place un Ordre Templier dans l’embarras


Sources générales sur les ordres néo-templiers :Encyclopédie des sectes dans le monde . – Plume, Christian Pasquini, Xavier. – Paris : Henri Veyrier, 1984 . – 490 p. (Connaissance de l’étrange).Tableau chronologique retraçant en parallèle la vie et l’oeuvre de Raymond Bernard, l’histoire de l’AMORC et celle des principaux mouvements templiers du XXe siècle



QUESTION?

Les Templiers, selon le Da Vinci Code, auraient amassé leur richesse miraculeuse grâce au fabuleux secret qu’ils détenaient en rapport avec Jésus et sa relation amoureuse avec Marie-Madeleine.

Ils auraient fait chanter l’Eglise pendant des années et ce secret aurait finalement été la cause de leur élimination abrupte.

Toujours selon le livre, l’objectif premier des Templiers aurait été de trouver les documents, au sein du Temple de Salomon à Jérusalem, qui prouvent la vie amoureuse de Jésus.

De plus, Le Prieuré de Sion et l’Ordre des Templiers seraient étroitement liés à la base.

Le mystère des Templiers

Ainsi, ce ne sont pas des richesses matérielles que les Templiers auraient découvert dans le Temple de Salomon, mais bien une preuve de ce grand secret que l’Eglise ne voulait surtout pas voir révélé.

Hypothèse vraisemblable ?

Comme dans tous les points de controverse du Da Vinci Code, le mystère des Templiers et la source de leur richesse n’ont pas de preuves irréfutables dans un sens ou dans l’autres. La théorie évoquée par Dan Brown est plausible, mais elle n’est pas vérifiée.

Templiers : Les mystères enfin élucidés ?

Fasciné par ces moines-soldats, Napoléon fait saisir les archives secrètes du Vatican

Napoléon était fasciné par cette ténébreuse affaire. En 1808, il fit saisir les archives secrètes du Vatican pour pouvoir les consulter lui-même.

Les historiens allaient bientôt découvrir plusieurs précieux documents tenus au secret par les papes.

Le jeudi 12 octobre 1307, c’est-à-dire la veille de l’arrestation générale des Templiers, trois mystérieuses charrettes auraient quitté le Temple de Paris, à la tombée de la nuit, dissimulant sans doute un trésor ou des documents.

Qu’est devenu l’or des Templiers ? Nombreux sont les aventuriers qui le recherchent encore. En 1943, Hitler, lui aussi passionné par l’affaire, fit effectuer des fouilles dans plusieurs villages de France…

Le Temple a-t-il subsisté jusqu’à notre époque ?

Les Templiers furent implacablement condamnés pour des crimes qu’ils n’avaient peut-être pas commis.

Accusés par le roi de France de mener une double vie, d’être des renégats, des idolâtres, des débauchés, ces orgueilleux et valeureux moines-soldats — qui s’étaient pourtant couverts de gloire lors des croisades, durant les deux siècles précédents — furent poursuivis par la justice de Philippe le Bel et par celle de l’Église : nombre d’entre eux, la torture aidant, avouèrent les crimes qu’on leur reprochait. Cela leur valut bien souvent le bûcher ou la prison perpétuelle. L’ordre proprement dit fut supprimé par décision du pape Clément V, en 1312.

Les successeurs de Jacques de Molay…

Mais le Temple a-t-il vraiment disparu corps et biens ?

Pour le duc de Lévis-Mirepoix, de l’Académie française, « le Temple vraisemblablement subsista, sous la forme de société secrète, jusqu’aux siècles contemporains ».

Parmi les successeurs supposés de Jacques de Molay : Bertrand Du Guesclin, le duc de Montmorency, Philippe d’Orléans, les princes de Condé et de Conti…

La Règle secrète de Maître Roncelin

Que le Temple ait été gouverné dans l’ombre n’a rien de surprenant.

Déjà, lors du procès, Godefroy de Gonneville avait avoué que le reniement de Jésus, demandé à chaque frère le jour de sa réception, était « l’une des mauvaises et perverses introductions du Maître Roncelin dans les statuts de l’Ordre ».

Malheureusement, aucun Roncelin ne figure sur la liste officielle des grand-maîtres… S’agissait-il donc d’un grand- maître occulte ?

Un secret si terrible que…

Selon un autre témoignage, il existait dans l’ordre un secret si terrible que ceux qui le connaissaient préféraient perdre la vie que de le révéler ! De fait, à Paris, trente-six Templiers périrent sous la torture sans consentir le moindre aveu.

Le grand-maître lui-même, Jacques de Molay, fut condamné au bûcher sur ordre de Philippe le Bel.

La terrible confession d’un Templier qui va mourir

Toute l’affaire avait débuté quelques années plus tôt, à Agen, dans une prison royale.

Cette année-là, en 1304, un ancien Templier, condamné à mort et privé, selon l’usage du temps, du secours d’un prêtre, se confesse à un compagnon de cellule.

Lors de leur réception, explique-t-il, les frères du Temple renient Jésus, crachent sur la croix et se donnent les uns aux autres de scandaleux baisers. Ils invoquent aussi le Diable et adorent une idole à tête barbue.

Quelque temps plus tard, Esquieu de Floyran — c’est le nom de ce « confesseur » improvisé — est libéré.

Très vite, il se rend à la cour du roi d’Aragon et obtient une audience. Jaime II l’écoute attentivement mais ne croit pas son histoire.

En désespoir de cause, il se rend à Paris où Nogaret, le secrétaire de Philippe le Bel, lui permet de rencontrer son maître.

Le roi de France, horrifié, dit-on, par le récit de cette confession, entreprend de saisir le pape. L’engrenage est enclenché. Bientôt il broiera le Temple.

 

Philippe le Bel échappe à la vindicte populaire grâce aux Templiers

Trop riches… trop nombreux… trop bien armés… Philippe le Bel craignait la trop orgueilleuse puissance des Templiers.

Ils avaient pourtant bien servi ses ancêtres : sauvé l’armée de Louis VII, accompagné Philippe Auguste à la croisade, payé la rançon de Saint Louis, etc.

Ils l’avaient aussi protégé lui, Philippe le Bel, lors d’une émeute populaire ; mais les croisades en avaient fait de redoutables hommes de guerre, de riches propriétaires terriens et des « contribuables » souvent exonérés d’impôts !

La grande peur de Philippe le Bel était surtout cette obéissance absolue que leur grand-maître devait au pape.

Or, c’était l’époque où les papes s’octroyaient encore, au nom du fameux édit de Constantin, le droit de faire et défaire les rois !

Que se passerait-il si, un jour, un pape demandait aux Templiers de s’emparer du roi de France… comme celui-ci avait, en 1303, ordonné de s’emparer du pape Boniface VIII ?

Philippe le Bel avait peur qu’on lui rende la monnaie de sa pièce !

Une autre manipulation du terrible Nogaret ?

Inévitablement, quand le récit de ces turpitudes supposées vint à ses oreilles, le monarque retors vit là une occasion inespérée de se débarrasser de ces encombrants chevaliers et, en même temps, de s’emparer de leur fabuleux trésor.

Il ordonna une enquête, fit arrêter les moines-soldats et déclencha le fameux procès qui devait conduire à la chute de l’ordre.

Que de mystères dans cette affaire des Templiers ! Cette confession est-elle vraiment authentique ? ou bien s’agit-il d’une autre de ces manipulations dont le secrétaire du roi et futur garde des Sceaux, le sinistre Nogaret, était coutumier ?

Les Templiers étaient-ils coupables des crimes dont on les a accusés ? ou bien leur crime était-il uniquement d’exister, et de représenter une forme de société et d’organisation politique dont Philippe le Bel, roi moderne avant l’heure, ne voulait pas ?

L’étrange attitude de Jacques de Molay

Que dire de Jacques de Molay ? Combien se révèle étrange et mystérieux le grand-maître ! Tout puissant la veille, capable de lever une fantastique armée pour reconquérir la Terre sainte, il se montre timoré et lâche dès que Nogaret lui fait la moindre menace voilée…

« Je suis un pauvre chevalier illettré », se contentera-t-il de dire le jour où les commissaires du pape lui demanderont de défendre l’ordre. Puis il se murera dans un inexplicable silence.

Et le pape ? Qui était vraiment Clément V ? Un prélat arriviste, obligé de respecter d’imprudents engagements contractés auprès du roi de France avant son élection ? ou bien le chef d’une papauté affaiblie, impuissant face à aux exigences d’un monarque français prêt à tout — même au schisme — pour obtenir satisfaction ?

Le Temple existait-il avant sa création officielle ?

Les mystères templiers ne remontent pas au procès du XIVe siècle. Ils commencent bien plus tôt : au XIe siècle, lors de la première croisade.

Certains chercheurs affirment, en effet, que le Temple, créé officiellement en 1118, existait bien avant, sous la forme d’une société secrète. Celle-ci aurait préparé la première croisade et la prise de Jérusalem.

Détentrice de secrets concernant Jésus, elle aurait eu besoin de la reconquête de la Ville sainte pour effectuer des fouilles dans les sous-sols du Temple de Salomon.

Les Templiers n’auraient été que les exécutants de ce plan… la partie émergée de l’iceberg, en quelque sorte !

Templiers et francs-maçons

Les Templiers ont-ils donné naissance à la franc-maçonnerie ? ou bien cette dernière usurpe-t-elle cette prestigieuse filiation ?

L’histoire des Templiers fourmille de mystères passionnants, d’énigmes fascinantes. C’est un véritable puzzle. Ce dossier spécial a pour but de vous aider à mieux comprendre cette histoire complexe mais captivantes. Car, après tout, le plus important est d’abord que vous puissiez vous forger votre propre conviction. Ce dossier vous apportera les éléments dont vous avez besoin pour cela. Car, même si le mystère semble impénétrable, la vérité est à portée de mains.

 

 

 

 

 

 

DOCUMENT ANNEXE

ENIGME 21 L’ABBE SAUNIERE ET L’AFFAIRE DE RENNES LE CHATEAU

UN curé DE CAMPAGNE, l’abbé Bérenger Saunière, devenu trés riche aprés un exil, a attiré l’attention de sa hiérarchie religieuse!
Un voisin,
l’Abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains, cultivé qui écrit de curieux ouvrages, lui aurait conseillé de restaurer l’église délabrée de Rennes-le-Château et là le mystère commence: que s’est- il passé pour que cet abbé devienne si riche?

 

Un étrange personnage

Mgr Beauséjour, évêque de Carcassonne, est muet de stupéfaction. Il vient de prendre connaissance du dossier que son vicaire général lui a remis. Ainsi un de ses curés de campagne mène plus grand train que lui si l’on en croit les comptes, sans doute truqués en plus, qui viennent de lui parvenir. Le premier novembre 1900, ce curé avait fait entrer dans son presbytère : 1 fût rhum Martinique en caisse ABC no 1031: 45 litres à 2 francs= 90 francs ; 50 litres du rhum à 2,35 franc= 117,50 francs (Rhum parfait, presque historique) ; 33 litres de vin blanc Haut Barsac; 33 litres de Malvoisie, 17 litres de quinquina doré, 53 litres de Banyuls, 12 litres de muscat. Cela représente alors une somme considérable, c’étaient des francs-or, la plus forte des monnaies. Comment le curé d’une bourgade au fond de son diocèse peut-il payer tout cela, et pour en faire quoi ? Il convoque aussitôt à l’évêché ce curieux vicaire. Malheureusement, à chaque injonction, il reçoit une lettre d’excuse, certificat médical à la clé : l’abbé Bérenger Saunière est malade.

Un étrange personnage
Étrange personnage que ce Saunière, bel homme, bâti en joueur de rugby. C’était un enfant de la région, d’origine pauvre, né le 11 avril 1852 à Montazels, d’une famille fort modeste, aîné de sept enfants. Ordonné en 1879, vicaire à Alet puis curé d’un petit village, il se trouve, trois ans après, professeur au séminaire de Narbonne. Il n’y reste pas longtemps : ses manière désinvoltes, son indépendance ne plaisent guère à ses supérieurs. En voulant le punir, ceux-ci, curieusement, lui ouvrent la route de l’aventure en le nommant en 1885 curé d’une petite bourgade : Rennes-le-Château, proche de Montségur, le dernier refuge des hérétiques Cathares. Quelques maisons bordent l’unique rue du village ; pour l’abbé Saunière, cette nomination représente l’exil le plus total. Semées de petites villes et de minuscules villages, des vagues de collines partent des Pyrénées pour venir mourir à Carcassonne. La terre est dure. Les habitants sont rares.

B é r e n g e r S a u n i è r e
curé de Rennes-le-Château
1852 – 1917

“Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète…” Honoré de Balzac

 

AIDE:

EXEMPLE DE PARCHEMIN TROUVE A RENNES LE CHATEAU.

 



Une région pauvre
La région est pauvre. Elle était pourtant très riche. Autrefois, il y a 2 000 ans, les Celtes y habitaient- Narbonne était leur capitale. Les Wisigoths, ennemis mortels des Romains, ont pris leur suite, jusqu’aux invasions musulmanes de l’an 700. Depuis, le pays se méfie : des tours de guet, aujourd’hui ruinées, cernent le paysage. Des châteaux forts achèvent de s’écrouler au sommet des collines. Pendant des centaines d’années, les hommes ont nourri cette terre de leur sang. Devenue partie intégrante du comté de Toulouse en 1050, la région a suivi son Seigneur dans le catharisme. Comme toute la région, Rennes s’est endormi loin de l’histoire. Après avoir été une capitale de plus de 30 000 habitants, la ville a fini par devenir un pauvre hameau, défendu par un vieux château.

Un curieux voisin
Son voisin,
l’Abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains, est un homme cultivé qui écrit de curieux ouvrages. Il lui conseille de restaurer l’église délabrée de Rennes-le-Château et là le mystère commence: que s’est- il passé pour que cet abbé devienne si riche?

NOUS RAJOUTONS UNE RECHERCHE SUR UNE FAMILLE CELEBRE ECOSSAISE (L’ENIGME SUIVANTE 149 PORTERA SUR CETTE FAMILLE)? QUI AURAIT UN LIEN ? avec les templiers , les francs maçons et le soit-disant prieuré de Sion?

Famille Sinclair


La famille Sinclair est une famille écossaise d’origine normande (voir à famille Saint-Clair). Sinclair devint le nom du clan écossais qui lui est rattaché, et dont font partie les Rosslyn et les Caithness.



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Variantes du nom

Le nom est orthographié de différentes façons, suivant les époques et les usages. Le nom original de Saint-Clair à évolué en Saint Clare après l’arrivée en Écosse puis Sinclair à partir de la fin du XVIe siècle lorsque deux branches sont apparues. Les Caithness adoptèrent la forme Sinclair. Les Rosslyn préfèrent encore l’ancienne forme de Saint Clare ou parfois St. Clair. Sinclair est néanmoins la forme la plus courante et celle utilisée dans la Scottish Clan and Familly Encyclopedia et dans le Webster’s New biographical Dictionnary.

Histoire]

La branche écossaise commence avec Guillaume de Saint Clair, possible compagnon de Guillaume le conquérant lors de la conquête normande de l’Angleterre en 1066. La famille détient le titre de baron de Rosslyn depuis son installation en Écosse et le titre de Earl de Caithness depuis 1455; elle a détenu le titre de Earl d’Orkney de 1379 à 1471.

Membres importants

Parmi les membres importants de la famille, il faut citer:

Les mystères des Sinclair

Le nom des Sinclairs apparait souvent dans les livres d’histoire parallèle concernant les sociétés secrètes.

  • Par association à la Chapelle de Rosslyn, haut lieu du mystère construit par un des membres de la famille, ils sont associés à la supposée présence de Templiers en Écosse après la dissolution de leur Ordre, et au Prieuré de Sion.
  • Henry de Saint Clare aurait redécouvert le Groënland et aurait mis le pied en Amérique presque un siècle avant Christophe Colomb.

La plupart de ces théories restent à prouver tangiblement et historiquement.

Il est en revanche clairement établi qu’en 1600 ou 1601, alors que se constituaient les toutes premières loges de la franc-maçonnerie, les maçons d’Écosse reconnurent, dans la première des Chartes dites “Saint Clair”, Sir William Sinclair of Roslin comme mécène et protecteur. Il est également écrit dans ce document que les Sinclair détenaient ce titre depuis “longtemps”, sans qu’il soit cependant possible d’apporter plus de précision à ce sujet.

 

 


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