ENUGMIS 195: LA CIGARETTE, UNE AMIE QUI TUE!

La cigarette peut tuer !

C’ est pour cela que l’image ci- dessus, vous fera dire “NON et NON” à la cigarette!!!!!!!

Conséquences sanitaires

Dans le monde en 2003, la consommation de tabac est la première cause de décès évitables. Avec 4,9 millions de morts par an, aucun autre produit n’est plus dangereux, ni ne tue autant que le tabac, selon l’Organisation Mondiale de la Santé[8]. Cela correspond à 62 morts pour 100 000 personnes, 1 mort toutes les 8 secondes, 60 millions de décès pour la seule seconde moitié du XXe siècle (1,2 millions de pertes humaines par an).

En comparaison l’alcoolisme comptabilise un peu moins d’un million de morts par an. Cette drogue est aussi la cause d’au moins 25 maladies connues. On estime à près de 75 % les cas de cancers liés directement ou indirectement au tabagisme (cancers des poumons, de la langue, de la gorge…).

Le tabac provoque la mort de 175 français par jour (64 000 par an) dont 9 par jour par tabagisme passif (3 300 par an. Un fumeur sur deux ne dépasse pas les 65 ans, ce qui est bien inférieur à l’espérance de vie.

L’OMS estime que si la consommation poursuit les tendances actuelles, le tabac fera 10 millions de morts par an, ceci principalement dans les pays en développement.

Nicotine et manque

Le tabac est considéré comme une drogue licite dans de nombreux pays. Son principal alcaloïde, la nicotine, possède un effet psychoactif de stimulation cérébrale et simultanément de relaxation physique. La combustion du tabac libère aussi de l’harmane et de la norharmane qui ont un effet antidépresseur. L’accoutumance du système nerveux central à la nicotine combinée à l’harmane et à la norharmane est très rapide : quelques cigarettes peuvent suffire à entraîner une dépendancedépendance des consommateurs. C’est le cas de l’ammoniac, qui permet l’inhalation de la fumée sans provoquer de toux et facilite l’absorption de la nicotine. physique, puis ultérieurement psychologique. La nicotine, longtemps considéré comme unique responsable, crée en fait peu de dépendance à elle seule. Des additifs sont ajoutés par les fabricants dans le but d’intensifier la

Le sevrage se traduit par une impression de manque, au réveil notamment, ce manque pouvant se manifester par des troubles de la concentration, irritabilité, constipation, insomnie, envie irrésistible de fumer (craving). Les symptômes de manque peuvent être diminués en grande partie par l’utilisation de nicotine pharmaceutique. En cas de difficulté, il est souhaitable de rechercher un accompagnement par une personne compétente (tabacologue, psychologue, etc…).

 

Substances toxiques

La fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 4 000 substances toxiques[réf. nécessaire], dont 50 reconnues cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer : du benzène, du monoxyde de carbone, du formaldéhyde, de la N-nitrosodiméthylamine et de la N-nitrosopyrrolidine durant la phase vapeur de la fumée, alors qu’on a trouvé du goudron, du benzo[a]pyrène, du cadmium, du nickel, de la N-nitrosonornicotine (NNN) et de la 4-(methylnitrosamino)-1-(3-pyridyl-1-butanone) (NNK) durant la phase solide (particules) de la fumée. Certains produits, comme par exemple le polonium 210 sont radioactifs. Elle produit aussi des substances utilisées dans les gaz de combat ou les insecticides, comme le cyanure d’hydrogène à hauteur de 100 à 400 microgrammes par cigarette (Forestite, Zyklon B) à l’origine des maladies cardiovasculaires liées au tabac, et l’acroléine (Papite), à hauteur de 10 à 140 microgrammes par cigarette (ce qui conduit très facilement à un dépassement des limites légales admissibles dans l’air), un puissant irritant des muqueuses, cancérigène par ingestion orale, et justement soluble dans l’éthanol.

Additifs et arômes, et toxicité

Les mélanges de tabac utilisés pour la fabrication des cigarettes peuvent comprendre jusqu’à 10% du poids en additifs utilisés dans les sauces et arômes pour les mélanges blonds (et près de 15% pour le tabac mentholé). De plus on retrouve aussi une liste impressionnante d’additifs dans le papier de cigarette, les filtres, les manchons porte-filtre, et même les produits d’emballages, censés servir de conservateurs, antioxydants ou antibactériologiques, ou antimoisissure.

Dans l’Union Européenne, tous les fabricants ont l’obligation de publier la liste exhaustive des produits utilisés, pour la culture, le séchage, la préparation, le texturage, la conservation, la fixation des arômes ou la modification de combustion. Leurs concentrations maximales dans les mélanges de tabac, la fonction justifiant leur ajout, et la liste des espèces biologiques cultivées (ainsi que les espèces hybrides qui le plus spécialement conçues pour l’industrie) sont aussi obligatoirement fournies.

Il est vrai que l’industrie du tabac communique beaucoup sur la culture de la plante de tabac (ou l’absence d’OGM alors que sa combustion en fait perdre tout l’intérêt, le risque lié aux modifications génétiques étant détruit) ou la préservation des espèces, mais ne fait aucune étude sérieuse sur les additifs, notamment ceux dont la combustion agit comme catalyseurs favorisant la synthèse de l’ammoniac à partir des autres produits de combustion de la plante et des très nombreux arômes ajoutés naturels ou non (y compris au sein du filtre, qui favorise l’action des catalyseurs)[réf. nécessaire]. Mais on peut s’étonner de la grande quantité de propylène glycol synthétique présent dans les « sauces » (en tant qu’agent « humectant » ou fixateur d’arômes), et sur lequel l’industrie du tabac semble ne pas vouloir communiquer (concentrant l’essentiel des recherches sur la seule plante du tabac et les méthodes de culture et de séchage)[réf. nécessaire].

Les quantités importantes de glycérol (aussi appelée glycérine, et non toxique en lui-même) comme agent humectant et solvant d’arômes sont dangereuses, notamment sous l’effet des modificateurs de combustion, qui réduisent la température, favorisent sa déshydratation à chaud et produisent une grande quantité d’acroléine, irritante et extrêmement toxique (l’acroléine est utilisée aussi comme arme chimique de guerre, considérée dangereuse à 0,100 ppm et pourtant présente à plus de 0,120ppm dans une atmosphère enfumée d’un lieu clos)[réf. nécessaire].

De même la toxicité du dioxyde de titane, utilisé comme principal additif modificateur de combustion (retardant), notamment du fait du dégagement de vapeurs de chlore, conduit à la synthèse, notamment dans le filtre, de chlorure de titane hautement corrosif, son rôle étant augmenté par la présence de nombreux dérivés à base de sels de silicium (fortement présents dans la fumée de combustion des feuilles et bois, et agissant comme catalyseurs)[réf. nécessaire].

Cette liste comprend des centaines de produits (extraits de produits naturels, mais surtout éléments chimiques de synthèse)[réf. nécessaire]. Les doses sont les maximums présents tous produits confondus, mais ne sont malheureusement pas détaillées par produit (ce qui fait que le total pourrait atteindre près de 33% du total en poids du mélange de tabac et non les 10 à 15% annoncés). Par exemple, Altadis déclare utiliser les additifs suivants dans les mélanges de tabacs des produits vendus en Union Européenne en 2004 (la plupart sont des “arômes”, leur transformation lors de la combustion n’est pas détaillée (d’autant que nombre d’entre eux sont des hydrocarbures d’origine pétrolière, chargés en métaux lourds), et nombre d’entre eux sont interdits dans les produits alimentaires) :

Risques cardio-vasculaires et respiratoires

  • Sphère ORL : le tabac est un irritant, provoquant laryngites, altération de la voix. Des études, tenues secrètes par les industriels du tabac, mais révélées en novembre 2004, décrivent que « des rats soumis à une atmosphère enfumée auraient [...] montré des lésions des muqueuses nasales plus importantes que celles observées chez des rongeurs inhalant directement la fumée du tabac ». Cette irritation chronique est propice à la formation des cancers du pharynx et du larynx.
  • La responsabilité du tabagisme dans la genèse des cancers (en particulier du poumon) a été longue à établir. Les premières études qui lient le tabac au cancer ont été réalisées durant la période de l’Allemagne nazie, par Franz H. Müller (1939), Eberhard Schairer et Erich Schöniger de l’Unversité de Jena (1943). Les nazis, attachés à la pureté du corps et à leur volonté de domination du monde sous un mode racial ont effectué une grande quantité de recherches sur le cancer (création d’un institut de recherche à l’Université de Jona) et ont été les premiers à mettre en place des politiques restrictives sur l’usage du tabac[9]. Le rôle cancerigène du tabac a été également suspecté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment par Richard Doll, épidémiologiste britannique, puis confirmé par des études de vaste envergure dans les années 1950 et 1960. L’intense lobbying des industriels du tabac a cependant sensiblement freiné la diffusion de ces données.

En France, les 64 000 morts dus au tabac sont principalement dus :

Autres effets

  • Fertilité : elle diminue tant chez l’homme que chez la femme fumeuse.[réf. nécessaire]
  • Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l’altération des vaisseaux sanguins, favorise l’impuissance.[réf. nécessaire]
  • diabète [11] : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque de sa survenue.
  • Sida : La réponse aux traitements anti-viraux semble moins bonne chez les fumeuses porteuses du virus HIV[12].
  • Malformations : fumer pendant la grossesse favorise la survenue de la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé, montre une enquête portant sur près de 4 millions de dossiers, menée par le National Center for Health Statistics. Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.
  • Au niveau de la cavité buccale :
    • risque d’apparition d’un cancer de la bouche multiplié par 5 à 9 par rapport aux non-fumeurs. Ce risque est corrélé au nombre de cigarettes fumées quotidiennement et à la durée de l’exposition et est lentement réversible (plus de dix ans d’arrêt pour revenir à un risque équivalent à celui du non-fumeur)[13].
    • risque de parodontites sévères multiplié par trois, risque accru de perte des dents (corrélé à l’importance du tabagisme et réversible au bout de 11 années d’arrêt)[13].
  • Cancer du pancréas : risque multiplié par 2 à 4 par rapport aux non-fumeurs[13].

Prévention du tabagisme

On peut espérer que le tabagisme recule grâce à des décisions socio-politiques, par exemple par l’interdiction dans certains lieux ou circonstances, par la surtaxation des cigarettes et par l’attribution de subventions à des organismes ou associations de prévention et de formation à l’abstinence tabagique.

Mais les méthodes d’aide à l’arrêt du tabac sont individuelles : on peut utiliser des méthodes micro-sociothérapiques (tel le “Plan des cinq jours”), des méthodes psychothérapiques de type suggestif (hypnose, training autogène avec formules intentionnelles, sophrologie avec suggestion, etc) ou de type comportemental, des méthodes chimiothérapiques (substitution nicotinique par patch ou gomme à macher, utilisation d’anti-dépresseurs ou de tranquillisants), de méthodes “alternatives” telle l’acupuncture du pavillon de l’oreille (piqûres ou fil), l’homéopathie.

La prévention du tabagisme au travail

Progressivement les pays occidentaux se dotent d’une réglementation interdisant le tabagisme sur le lieu du travail.

Les chiffres suivants correspondent à la France en 2006 [14]:

  • 78% des salariés pensent que les employeurs devraient garantir d’un lieu de travail sans fumée.
  • 93% des salariés considèrent comme important le risque associé au fait de travailler dans un environnement enfumé.

Le tabagisme est un terme qui caractérise la consommation de tabac en général. Il est le plus souvent utilisé pour désigner le comportement des personnes dépendantes à la nicotine contenue dans la fumée de tabac.

Le tabagisme est parfois spécifié tabagisme actif par opposition au tabagisme passif, qui est l’inhalation involontaire de la fumée (dite secondaire).

Voici l’histoire de la cigarette.

C’est en Amérique que le tabac puise ses origines il y a plus de 3000 ans, en témoignent d’anciennes pipes découvertes en Amérique du Sud. Arrivée de Christophe Colomb à Cuba Alors très populaire chez les Incas et les Aztèques pour communiquer avec les esprits, atteindre une sorte d’ivresse, apaiser les douleurs et la fatigue, le petun (nom indigène désignant le tabac) était fumé notamment lors des fêtes et cérémonies religieuses. Christophe Colomb qui le découvrit dès son arrivée à Cuba, fumé sous forme de long tube appelé “tobago” ou encore chiqué, ramena en Europe des feuilles et des graines. Le succès fut immédiat.


Les Européens lui prêtèrent de nombreuses vertus thérapeutiques comme la guérison de l’asthme, de la toux… En 1556, le Père André Thévet, de retour d’une expédition au Brésil, acclimata les premiers Jean Nicot plants dans son jardin en Angoulême. Mais c’est à Jean Nicot, ambasadeur de France à Lisbonne, que l’on doit d’avoir promu l’usage du petun aurès des élites. Alors vendu sous forme de poudre par les apothicaires, il en envoya à la reine Catherine de Médicis pour calmer les migraines de son fils. Très vite on ne parla plus que de l’herbe de l’abassadeur, lui donnant les noms de Nicotiana, d’herbe à Nicot, d’herbe à la Reyne,…

Longtemps utilisé à seules fins médicinales, le tabac fut au fil des siècles de plus en plus consommé par plaisir. La pipe, autrefois utilisée lors des rites chamaniques des anciennes peuplades ou à l’administration du tabac comme remède, devint la compagne des grandes discussions. On prisait également le tabac ou encore fumait le cigare. Profitant de ce commerce très lucratif, le Cardinal de Richelieu instaura le premier impôt sur le tabac et Colbert en fit un monopole d’État.

Peu à peu, ses vertus thérapeutiques furent mises en doute et de nombreuses personnes influentes comme le roi Jacques premier d’Angleterre s’opposèrent à son utilisation. Même le pape Urbain VIII en 1642 en interdit sa consommation sous peine d’excommunier ses utilisateurs. Cependant, malgré ses détracteurs, le tabac trouva avec l’industrialisation et la création de la cigarette en 1843, un nouveau souffle. Cette nouvelle forme de consommation marqua le début de l’expansion mondiale du tabac.

La plante, espèces et culture

Le tabac appartient à la famille des Solanacées qui regroupe entre autres les pommes de terre, la tomate ou encore les aubergines. Cette plante rudérale, annuelle, originaire des Amériques aime les sols profonds, légers, mouillés et riches en sels minéraux. Le genre Nicotiana , auquel appartient le tabac, compte une cinquantaine d’espèces. Les principales étant Nicotiana Rustica, cultivée en Europe Orientale et autour du bassin méditerranéen, et Nicotiana Tabacum, aussi appelée tabac de Virginie.

les principaux constituants d’une cigarette

LE TABAC: LA PLANTE!

Le tabac est un produit manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes appartenant au genre botanique Nicotiana (famille : Solanaceae), originaires d’Amérique du Sud, dont la plus importante est le tabac commun (Nicotiana tabacum). Le tabac est consommé principalement pour être fumé sous forme de cigares ou de cigarettes, ou à l’aide de la pipe, mais il peut aussi être prisé ou chiqué. L’usage du tabac est motivé par les effets stimulants de la nicotine et s’est largement répandu dans le monde entier à la suite de la découverte de l’Amérique. De nos jours, il est de plus en plus combattu pour ses effets toxiques et interdit en diverses circonstances notamment dans les pays occidentaux.

La chaîne de production

Production

Les Nicotiana sont des plantes néotropicales nitrophiles, originaires des régions chaudes et nécessitant un sol riche en humus. La température et la nature des sols jouent un rôle prépondérant sur les propriétés du tabac : la culture ne peut s’effectuer qu’entre des températures allant de 15 °C à 35 °C, 27 °C constituant un idéal pour l’épanouissement des plants. On estime la surface cultivée mondiale à 5 millions d’hectares, essentiellement en Asie et en Amérique, bien que sa relative plasticité lui permette d’être cultivée entre le 60e degré de latitude nord et le 40e degré de latitude sud. Le degré de maturation et la méthode de récolte des feuilles constituent un élément essentiel et déterminant pour leur destination. Sous-maturées, les feuilles sont destinées aux capes pour cigares (l’enveloppe extérieure). La récolte en feuilles peut durer plus d’un mois, les feuilles étant récoltées une par une selon la maturation, tandis que la récolte par tige est beaucoup plus rapide car mécanisée, mais au détriment de la qualité.

Production en tonnes. Chiffres 2004-2005
Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006
République populaire de Chine Chine 2 409 990,00 37 % 2 685 500,00 40 %
Brésil Brésil 921 281,00 14 % 878 651,00 13 %
Inde 598 000,00 9 % 598 000,00 9 %
États-Unis États-Unis 398 810,00 6 % 293 600,00 4 %
Indonésie 141 000,00 2 % 141 000,00 2 %
Turquie Turquie 157 000,00 2 % 140 716,00 2 %
Grèce Grèce 127 000,00 2 % 123 729,00 2 %
Argentine 118 000,00 2 % 118 000,00 2 %
Italie Italie 102 765,00 2 % 110 000,00 2 %
Pakistan Pakistan 86 200,00 1 % 84 400,00 1 %
Thaïlande 68 000,00 1 % 70 000,00 1 %
Malawi 69 500,00 1 % 69 500,00 1 %
Corée du Nord Corée du Nord 64 000,00 1 % 65 400,00 1 %
Zimbabwe Zimbabwe 62 320,00 1 % 65 000,00 1 %
Bulgarie Bulgarie 69 569,00 1 % 62 000,00 1 %
Japon 52 659,00 1 % 49 000,00 1 %
Philippines 47 800,00 1 % 47 800,00 1 %
Canada Canada 42 430,00 1 % 43 000,00 1 %
Espagne Espagne 33 702,00 1 % 40 192,00 1 %
Bangladesh 39 000,00 1 % 39 000,00 1 %
Autres pays 836 266,00 13 % 848 121,00 13 %
Total 6 445 292,00 100 % 6 572 609,00 100 %

Maladies

Ravageurs

  • Taupes, courtillières, limaces, noctuelles, pucerons, hépiale, noctuelles (vers gris), thrips,

Carences

Autres ennemis

  • Orobanche (plante parasite);
  • Nématode des tiges (anguilules).

Traitement

Tabac blond type Virginie

Tabac blond type Virginie

Les feuilles de tabac récoltées, elles sont séchées pour éliminer plus de 90 % de leur eau. Les tabacs en feuilles sont classés selon leur variété ou leur mode de séchage :

  • sun-cured, tabacs orientaux séchés au soleil ;
  • flue-cured, tabacs type Virginie séchés à l’air chaud, très appréciés ;
  • fire-cured, tabacs noirs type Kentucky séchés au feu ;
  • dark air-cured, tabacs noirs séchés à l’air, goût français ;
  • light air-cured, tabacs clairs type White Burley séchés à l’air naturel, goût américain ;

S’ensuit soit un stockage pour les tabacs fire-cured ou certains light air-cured, soit une fermentation pour favoriser la volatilisation de la nicotine et de l’ammoniac.

Commercialisation

Affiche de la fabrique du tabac Urtaq de Tachkent, années 1940.

Affiche de la fabrique du tabac Urtaq de Tachkent, années 1940.

L’usage très extensif du tabac dans le monde, beaucoup plus prisé que n’importe quel autre toxique même si les effets sur la santé de cette pratique sont extrêmement bien connus, a engendré la constitution de majors d’industrie puissants (renforcée par les politiques “anti-tabac”, qui de facto ont éliminé les petites productions) et d’un mouvement anti-tabac de plus en plus suivi par la population et les politiques.

Malgré les problèmes de santé publique, l’industrie du tabac ne veut pas renoncer à l’exploitation du tabac sous forme de cigarette et/ou de cigare. Les moyens employés pour conserver ou augmenter le niveau de la production a conduit à des abus qui ont fait l’objet d’amendes financières géantes, notamment aux États-Unis. Un certain nombre de pays développés ont pris des mesures (interdictions aux mineurs, augmentation des taxes, etc.) pour informer leur population et obtenir une diminution significative de la consommation. D’où les efforts actuels de l’industrie du tabac pour déplacer le développement des ventes en direction des pays en voie de développement, notamment africains.

Les films Tabac de Nadia Collot ou Thank You for Smoking de Jason Reitman sont des œuvres militantes dans la dénonciation de pratiques promotionnelles à la marge de la légalité.

Le tabac et l’Égypte ancienne

La découverte de tabac dans le baume des momies égyptiennes, remonte à l’arrivée sur le sol français de la momie royale de Ramsès II à Paris en 1976 à l’initiative de l’historienne Christiane Desroches-Noblecourt.

L’étude botanique de la momie de Ramsès II est confiée à madame Michèle Lescot, taxinomiste et spécialiste en anatomie végétale du laboratoire de phanérogamie du Museum d’Histoire Naturelle de Paris, rue Buffon. La découverte de composants de Nicotiana, parmi les débris végétaux du baume viscéral, laisse la spécialiste perplexe… Le scepticisme de ses confrères accompagne sa première constatation, car la “Nicotiana L” est un élément constitutif du tabac… américain.

Elle confie quelques échantillons à monsieur Steffan, spécialiste du laboratoire d’entomologie du Museum et non seulement celui-ci confirme les recherches de sa confrère mais en plus y découvre la présence d’un coléoptère parasite du tabac américain.

Elle décide alors d’envoyer d’autres échantillons de baume au professeur Metcalfe en Angleterre, mondialement connu pour ses travaux d’anatomie végétale. Ce dernier confirme après une étude minutieuse la présence de tabac à l’intérieur de la momie. Par la suite d’autres études seront conduites de par le monde et notamment par madame Svetla Balabanova toxicologue et médecine légiste du laboratoire du musée des Antiquités égyptiennes de Munich.

Des dizaines de momies royales et princières vont révéler des composants parfois très importants de tabaccoca, dans les baumes et les cheveux des momies. et même de

Les éléments de Nicotiana L. observés au microscope, appartiennent aux solanacées, grande famille bien représentée sur le continent américain.

Nicotiana se subdivise en soixante espèces et trois sous-genres : Rustica, tabacum et Pétunioide. (On trouve d’autres variétés de plantes de tabac, mais uniquement endémiques en Océanie et en Australie).

Sa production est souvent un monopole d’État et généralement soumise à de lourdes taxes.

LES ADDITIFS DANS LES CIGARETTES

Il s’agit d’une liste de 599 additifs aux cigarettes, adressée au Department of Health and Human Services des Etats-Unis, en avril 1994, par cinq grands groupes du secteur du tabac :

L’un des problèmes majeurs pour la santé des consommateurs est, bien que ces composés chimiques aient été autorisés en tant qu’additifs alimentaires, qu’ils n’aient jamais subi de tests quant à l’impact sur la santé de leur absorption après combustion. En effet, la nature des composés chimiques se modifie lorsqu’ils sont soumis à une combustion; ainsi, griller une cigarette donne naissance à plus de 4000 autres composés chimiques.

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